‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 802 sur 1127 · A INDRA, PAR N É M A, ENFANT DE BHRIGOU · texte numérisé non relu

A INDRA, PAR N É M A, ENFANT DE BHRIGOU

[Mètres : Anouchtoubh, Trichtoubh et Djagatî.)

1. 0 Indra, je viens à toi avec mon enfant '. Tous les Dévas se rendent vers moi. Donne-moi une part (dans tes conquêtes), et avec moi distingue-toi par tes hauts faits.

2. Je te présente le miel (du sacrifice). Le soma que nous te destinons a été versé et disposé devant toi. Sois mon ami placé à ma droite ; et tous deux ensemble frappons de nombreux ennemis.

1. Je croirais assez que cel enfant dont parle le poêle, c’esl Agni né pour le sacrifice (tnmrn).

K IG- VH J) A.

SK G T ION SIX I HMH.

| Lect. vil. |

3. Vous voulez être torts ; apportez à Indra un éloge vrai comme sou existence. « Indra n’est pas, » (dit) un (incrédule) l 2. Mais Néma affirme le contraire. Je l'ai vu. Chantons (Indra).

4. (Indra parle). « C’est moi, ô chantre ! regardemoi. J’emplis le monde de ma grandeur. Les maîtres du sacrifice exaltent mes forces, et alors je brise et déchire les villes (célestes). »

5. « Quand mes amis , accompagnés de leurs disciples, me placent et m’élèvent sur la flamme d’un agréable sacrifice, mon cœur répond au cri de leur âme et aux transports de leurs hymnes. »

6. O magnifique Indra, voilà tous les hauts faits par lesquels tu t es signalé en faveur de l’homme qui verse la libation : voilà ce que nous célébrons dans nos sacrifices. (C’est là ce que tu as tait), quand pour Sarabha, enfant des Ricins, tu as ouvert des trésors nombreux et venus de contrées éloignées 3.

7. Empressez-vous. 11 n’est pas loin de vous, celui qui veut vous protéger. Indra perce de sa foudre les nerfs de Vritra.

8. Que l’oiseau (du sacrifice) 5, rapide comme la pensée, s’élève vers le ciel ; qu’il traverse la ville de fer 4, et aille porter le soma au (dieu) tonnant.

9. Au milieu de l’Océan (aérien) repose la Foudre, entourée des Ondes. Les Villes (célestes) se réunissent pour lui apporter leur tribut.

10. Quand la Prière vient en reine éveiller les êtres insensibles et réjouir les dieux, elle s’élève, et va dans les quatre (régions du ciel) recueillir un lait nourricier.

11. Les Dévas ont enfanté la divine Prière. Elle est la voix des êtres de toute forme. C’est la Vache (du sacrifice) qui nous donne et le lait et le beurre (céleste). Que la Prière fortunée vienne avec ses accents harmonieux.

12. O Vichnou, qui es notre ami, porte en avant ton grand pas. O Ciel, ouvre-toi pour laisser passer la foudre. Puissions-nous ensemble donner la mort à Vritra, et la liberté aux Ondes!

1. Dans celle phrase est le mot îi«ma, qui est le nom de l’auteur présumé de cet hymne. J’ai cherché à reproduire un effet qui appartient peut-être au hasard.

2. Le texte porte l’adjectif pârâvata, que le commentaire fait dériver d’un nom propre Parâvân, qu’il regarde comme le nom d’un Asoura {trésors enlevés ci Pa' ràvân).

3. C’est la Gàyalrî, ou tout autre mètre personnifié de cette manière. Cet oiseau est un épervier (syéna).

4. Le commentaire traduit le mot âyasi comme synonyme de liyranmayâ, la ville d’or ; je suppose que c’est

l’atmosphère chargéo de nuages.

Que ces (Ondes) lancées par Indra suivent leur route.

HYMNE iv.

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