‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 852 sur 1127 · Ainsi se trouve personnifiée la Gàyalri · texte numérisé non relu

Ainsi se trouve personnifiée la Gàyalri

INDE

- POÉSIE LYRIQUE

de loin l’offrande (sainte). Ils purifient dans les ondes cet adorable Soma, qui coule avec plaisir pour le bonheur (du monde).

7. O Soma, les dix frères 1 te purifient ; les Richis, au milieu des prières et des rites, te versent dans les vases (divers du sacrifice). En invoquant les dieux, ils te jettent sur le filtre de laine; ils te reprennent (dans leurs coupes); et toi, (du sein des nuages) déchirés, tu envoies l’abondance.

8. La Prière et l’Hymne célèbrent Soma, cet ami qui circule (dans nos coupes) et qui tient sa place (à nos fêtes), cet immortel qui, pour mériter nos louanges, nous donne (ici) sa douce rosée, et, du haut du ciel, fait descendre avec les eaux les richesses qu’il a conquises.

9. Soma, du haut du ciel, nous envoie tous les trésors de l’air. Il est purifié, et siège dans les vases (du sacrifice). Mêlé aux ondes et au (lait) de nos vaches, extrait des mortiers, Indou s’épure, et nous donne les biens que nous aimons.

10. Coule donc (dans nos coupes), ô Soma, et viens nous apporter l’abondance la plus variée. Invoquons le Ciel et la Terre, qui ne connaissent point d’ennemis. O Dieux, donnez-nous l’opulence et la force des héros !

A SOMA, PAR HIRANYASTOUPA, FILS D’AXGIRAS.

(Mètres : Trichtoubh et Djagatî.)

1. Telle que la flèche placée sur l’arc; telle que le veau attaché à la mamelle de sa mère, telle est notre prière (devant le dieu). Elle vient à lui, apportant son lait comme la vache aux larges mamelles. Soma prend part aux œuvres (du sacrifice).

2. La prière commence; l’offrande est présentée. L’heureuse libation est jetée dans la bouche (d’Agni). (Soma) doux et pur, aussi rapide que la flèche du guerrier, s’élance sur le filtre.

3. Jeté sur le filtre de laine, il s’unit ensuite aux Ondes ses épouses : en faveur du sacrificateur, il laisse écraser les petites-filles d’Aditi 2. Sous la forme d’un breuvage enivrant le dieu

1 . Le texte porte toujours dix femmes, le mot sanscrit qui signifie doigt étant du féminin.

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