Le texte porte Omanâ, et nous avons déjà fait
remarquer l’anomalie de ce nom, si l'on veut le rapporter au personnage du Richi Ousanas. Je crois qu'Ouscntâ ou Ouscinan est un des nombreux synonymes du mot yadjamâna ( sacrificateur ). Yoy. page 404, col. 1, note 1.
opulent, conserve-nous. Sauve tes chantres et nos seigneurs chargés d’offrandes. Fais que nous puissions être fiers de notre fortune.
A INDRA, PAR VIJTADA.
( Mètres : Trichtoubh, Djagatî et Abhisârinî.)
1. Nous honorons Indra, dont la main droite porte la foudre, et qui dirige ses coursiers aux œuvres diverses. Il agite sa barbe *, se redresse, et avec son armée va conquérir la richesse qu’il jette (sur la terre).
2. Il a deux coursiers qui (brillent) au foyer (du sacrifice). 11 possède l’opulence, ce magnifique Indra. Qu'il donne la mort à Vritra. 11 est à la fois Ribhou, Vâdja, Ribhoukchâs 2. Il est le maître de la force, et par lui je brise la puissance du Dasyou.
3. Au bruit des louanges que lui prodiguent ses serviteurs, le magnifique Indra, le maître d’une glorieuse abondance, prend sa foudre d’or et monte sur son char, que traînent ses deux coursiers.
4. Indra secoue les poils de sa barbe azurée, ainsi la pluie lance ses traits humides. Il vient dans l’heureuse demeure (du sacrifice). Le miel du soma agite (son corps), comme le vent (agite) la forêt.
5. Sa voix seule donne la mort à des milliers de mauvais (Asouras), dont les cris confus se mêlent au milieu du combat. Tels qu’un pere qui voit grandir les forces (de son fils), nous chantons la puissance et les prouesses d’Indra.
G. O généreux Indra, les Vimadas sont pour toi les pères d’hymnes antiques et nombreux. Nous savons ce qui peut plaire à un maître tel que toi. Nous t’appelons (à notre fête), comme le pasteur (appelle) son troupeau.
7. 0 Indra, que rien ne puisse rompre cette amitié qui nous est chère, et qui existe entre toi et le Richi Vimada. O Dieu, nous connaissons ta sagesse. Que ton amitié nous soit propice ! sois pour nous comme un parent.
1 . Je suppose que le poêle, par la barbe d’Indra, entend les nuages.
2. Ce sont les noms des trois Ribhous, que le commentateur traduit par ces trois épithètes : Dipta, Dalavàn, maltàn (enflamme, fort, grand).
[Lect. Vil.]