SCENE PREMIERE
RIGOBERT, SATURNUS.
bigobebt , assis devant la table, et cachetant une lettre qu'il vient d’écrire.
Le premier de ces deui hommes noirs qui viennent d’entrer chez le prince est Carlino l'astrologue, l’autre est Jéronimo Balbi le médecin. Dès que son altesse a les yeux ouverts, elle reçoit ces deux savans personnages; après eux, le comte de Cardonelli et le marquis d'Arcano; ensuite les courtisans subalternes. On m’a appris cela hier soir. Quel accueil bienveillant on m'a fait! chacun s'empressait de m’offrir ses services... Mais tu as l’air soucieux, Salurnus, qu’as-tu?
Il i< lève.
SATURNUS.
Moi! rien... je te... je vous jure.
RIGOBERT, étonné.
Tu ne me tutoies plus.
SATURNUS.
Non, cela n’est pas convenable, je suis ton... votre valet
Tu es et tu seras toujours mon ami.
SATURNUS, à part, d'un ton satanique.
Ton ami!... ah! ah! ah! verluheuf! je t'en souhaite.
Je ne suis pas de ceux que la prospérité change.
SATURNUS.
Je n'en doute pas.
Je ne priseles richesses dont le destin m'accable que parce qu’elles assurent mon mariage avec Flora. J’ai écrit au père Gontard; mais ma fiancée serait furieuse, si elle ne recevait pas quelques lignes de moi. Cherche un messager et paieyle généreusement pour qu'il porte cette lettre à Chameillan.
U donne U lettre qu'il vient de cacheter à Saturuu».
SATURNUS.
Qu'annonces-lu... qu'annoncez-vous à Flora?
Que je l'aime plus que jamais et que notre noce aura lieu demain.
SATURNUS, à pan.
Demain!... oh! non, eulre toi et Flora, il y a un mur, et ce mur, c’est moi. Ton poulet n’arrivera pas à son adresse, je l'étouffe a jamais dans ma poche.
Il met U lettre dan» »a poche.