SCENE VI
CILDA, JOANNA, LE DUC, dans la cour, CEPRANO et BORSA,
sur la route.
GILDA.
Joanna, je meurs de honte 1
• JOANNA
Enfant, pourquoi ?
GILDA.
La peine est prompte Et sans pardon.
JOANNA
Mais nul n'est coupable ; Un homme aimable Nous suit, on l'aime... enfin le haïssez-vous?
GILDA.
Non.
Il cherche à me plaire Et semble sincère.
JOANNA
Il est noble et brave, on le voit; Très-amoureux, on le conçoit.
GILDA.
Seigneur ni prince, obscur, sans gloire. Qu'il soit fidèle, il me suffit.
A sa parole je veux croire, Et mon âme l'appelle et dit :
Je t'ai...
Tandis que Gilda a prononcé ce qui prcïcède, le duc est sorti de la eour, il t fait isigoe à Joanna de se retirer; puis, s'approchant de Gilda, qui ne l'a point TU, il s'agenouille devant elle et achève le mot qu'elle allatl pro- ■oncer.j
LE DUC
Je t'aime ! Ah! dis encor ce mot : Je faillie î Douce voix d'ange, écho du paradis!