CEPRANO
11 dort.
LE PAGE
Je le croyais ici !
b"orsa.
Non! il chasse.
LE PAGE
Allons donc I Et sans suite... une Altesse!
LES COURTISANS, bas, au page.
Tu ne comprends donc pas qu'il en doit être ainsi.
(Rigoletto, qui a tout entendu, s'élance impétueusement au milieu de»
seigneurs.)
Ah! tout m'est révélé!., trahison! infamie! L'enfant qui, cette nuit, sous mon toit fut ravie. Mon amour, mon trésor, mon idole,., elle est là!.,
LES COURTISANS
Ce vil boufîon criera Qu'on lui prend sa famille!
Je veux... Je veux ma fille!
LES COURTISANS
Sa fille!
Eh oui!.. Riez de mon effroi, Mais aussi dans mes yeux, voyez, la fureur brille! Elle est là, je la veux... Allons, rendez-la-moi!
Courtisans, race vile et damnée.
Rendez-moi ma fille infortunée;
■20 UIGOLEITO.
Si du ciel elle est abandonnée,
Que s(in pire au moins lui reste cnoor*
A prix d'or vous qui veufiez vos âmes,
Vous riez de ces trafics infâmes;
Mais sachez que riioaneur de nos femmes,
Est pour nous le plus riche trésor.
Du reptile rampant évitez la colère; 11 ne faut jias irriter la vi|jère.
Ouvrez-moi cette porte!., ouvrez-moi, je le veux!
(ixs courtisans se sont placés devant la porte de l'appartement du duc*
Cotte porte!., ah! pitié!
(On le repousse.)
Tous contre un!., c'est aflivux!
Frappez!., frappez! mais que je meui'cl Ah!., tenez! tenez, je pleure!
Ah! .. Marcello, mon ami, je te croi... Car un poëte a Tàme généreuse; Sa parole jamais ne peut être trompeuse. Marcello, mon seigneur, mon héros, dis-le-moi : Cest là qu'ils Font cachée ! C'est là que mon cœur l'a cherchée.
Marcello, précède mes pas...
Elle est là, n'est-ce pas?
0 mes maîtres! ma voix vous implore; Oui, je pleure une enfant que j'adore.
A mes vœux rendez-la pure encore.
Et son père ici vous bénira!
Mon désesfioir a-t-il pour vous des charmes? Je pleure! et c'est du sang, mes seigneurs, non dos hu-mt s. Ah! voyez ma douleur, mes tourments, mon ellVoi 1 (iràce, pitié, seigneurs, rendez, rendez-la-moi I