SCÈNE III
Les mêmes, RIGOLETTO, entrant par la droite. MARCELLO.
Paix' voilà le bouffon!
RIGOLETTO; il paraît en proie à une violente agitation, et cherche à cacher sa douleur en fredonnant un refrain joyeux.
La... la...
LES COURTISANS, à part.
C'est lui... Silence!
Voudrait-il venger son offense?
Où trouver le larron?
CEPRANO, lui frappant sur l'épaule.
Que dit-on à la cour ?
On dit... que chaque jour Votre cervelle est plus folle et plus vide.
LES COURTISANS, riant.
Ah! ah! ah!
RIGOLETTO, s'efforeant de chanter.
La la la...
[k part.)
Seigneur, soyez mon guide!
LES COURTISANS, à part.
Mais, voyez donc! sur mon honneur, On dirait un conspirateur!
(RIgûletto continue à chantonner en cherchant et regardant de to;is côté-; puis, ne trouvant rien, il s'avance résolument au milieu du groupe des courtisans.)
Celte nuit, messeignenrs, vous a prêté son ombre, C'était la nuit discrète et sombre. .
MARCELLO
Je ne sais, j'ai dormi.
Bah! Ton parlait d'un tour Digne des courtisans et joué par l'amour...
Mais vous dormiez'.. iMoi, j(î rêvais peut-être.