ACTE IV, SGLNE VI
Et l)ica peu sage Qui s'y lie un inslant.
(Tandis que Sparafucile reilcsccud, Madi'laiiie s'est assise près île la table et semble rcflèchii- profunJcnient. Sparafucile rculrc, s'approche de U table et boit, à même la bouteille, le reste de vin qu'y a laissé le duc; puis il demeure pendant q::clqiies iiislauls plongé dans de graves pcusées. Tout à coup îladclaine se lève avec impétuosité et dit à sou frère :) MADEi.AINE.
Je n'y puis résister, et la pitié remporte... Mon ïrère, épargne-le.
SPARAFUCILE.
Peste 1 et mes vingt écus?
MADELAINE-
Un beau jeune homme, un seigneur de sa sorte. Ne valait-il pas beaucoup plus ?
SPARAFLCILE.
C'est marché fait... apprête mon épée.
11 dort, et le temps fuit.
MADELAINE
Prends pitié de sa jeunesse; 11 vint libre et sans secours...
0 mon frère! il m'intéresse; IS'attente ])as à ses jours.
Le sommeil clôt sa paupièrr , Calme, heureux, sans crainte il dort; Cède enfin à ma prière...
Ou je vais sauver son sort.
Une sœur ou bien sa mère Doit l'attendre en ce moment; Songe à sa douleur amère, A ses larmes, son tourment.
Vois, je pleure et je t'implore; Sois sensible et sans rigueur.
Ah! par grâce, laisse encore Vivre, hélas ! un si bon cœur.
(Madelaine, pensive, monte à la chambre où le duc est couché, s'arrête un moment devant la porte et conteniule le duc endormi d'un air de pitié, puis elle paraît un instant sur le balcon et redescend aussitôt.)