‹ RigolettoChapitre 39 sur 44 · ACTE IV, SCÈNE YI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE YI

Co (|Lic VOUS nruflVoz là. Je vtnix lii( n que Vuti sache (Ju'on no m'a jaiDais \ii ni voler ni mentir.

MADEIAINn.

Eh bicu! grâce pour lui !

gPARAFuai r.

Non pas : il doit mourir I

MADr.^.Al^EJ s'clar.çai-.t vers l'escalier.

Moi, je vais réveiller...

GILDA, à part.

Oh! le cœur cliaritahlc !

SPARArUClLi:.

Mais nous perdrons Targenl !

MADELAINr.

Tant pi?.

SPARAFDCILE, la menaçant.

Mort, nom d'un diable!

MADEr.AINE.

Ahl tu peux me tuer, mais il ne mourra pas.

ENSEMBLE

SPAnAFCClLE.

Mais si quelque passant nous venait avant l'heure. Sur lui je pourrais bien appesantir mon bras.

MADELA1>E.

A minuit! c'est l'instant où le sort veut qu'il meure : D'un autre vers ces lieux, ô ciel! cBnduis les pas.

GlLDA,

Las! je vivais pour lui; puisqu'il faut que je meure, Uaigi'.e accepter ma mort, Seigneur, [lonr son trépas.

SPAnAFLCILE.

L'heure s'approche!..

MADELAINE

Attends^ mon frère.

GILDA.

Je vais mourir pour lui... pour loi, mon pauvre père,' Pour vous sauver tous denx. Tout mon espoir est là; Ma force est dans mon cœur, et Dieu me soutiendra.

(Elle fiappe à la porle de la maison.) MADELAINE, avec joie.

On frappe !!!...

SPARAFLCILE.

C'est le vent.

MADELAINE

On a frappé!., cours vite!

GILDA, en dehors.

Bonnes gens... c'est un gîte Que je cherche... et vous.

Contre le ciel en courroux, Un toit vous abrite

SPARAFLCII.E.

Il s'offre à mes coups.

(il va prcinîre une iiciito liaclic.) ENSEMBLE.

MADELAINK.

C'est le sort qui le vent; mais Dieu lui fera grâce; Car il sauve aujourd'hui les jours d'un innocent.

Sl'AllAFLCII.r.

Oui, mon honneur est sauf; puisqu'un antre remplace L'homme qu'on m'a pa}c, mcuic destin l'attend.

(;n,DA.

Ah! quand je meurs pour lui, Seigneur, faites-lui grâce; Las! il ne m'aimait pas!., et moi je l'aimais tant!,.

MADEXAINE, à son fitre.

Abrège.

SPARAIUCU.E.

Ouvre donc !

MADELAINE

Je frissonne!

(Sparafucile, tenant sou arme, va se placer derrière la porte qui donne sur la rue. Madulaiue ouvre, après avoir d'abord fermé la grande porte qui fait face au public. Cilda entre; la porte de la rue se rtfcrme sur elle, et tout rentre dans l'obscurité et le silence.)

GILDA, frappée à mort par Sparafucile.

Je raeursl.. grand Dieu! je leur pardonne.

(Uu rideau se baisse sur celle scène.)

Page 1