‹ RigolettoChapitre 8 sur 44 · MONTERONE · texte numérisé non relu

MONTERONE

Que n'intimide [las l'éclat qui t'environne!

RIGOLETTO, la contrefaisant.

11 va m'entendre !..

(Âllaut à Monterone avec une gravité burlesque.)

Vous avez conspiré contre notre couronne; Dans sa toute bonté votre duc vous pardonne.

Allez... retirez-vous.

D'une triste tigure

Surtout délivrez-nous.

MONTEKOSE.

Nouvelle injure !

(S'adressani au duc.)

Je viens à toi, remords vivant, Duc, te demander mon enfant.

Elle était pure,

Et ta souillure

Flétrit mon sang.

Prends-le donc, duc; prenez, Altesse; Mais rendez l'iiunneur au vieillard.

Ou de Dieu la main vengeresse Viendra vous frapper tôt ou tard !

LE DUC

Cesl assez. Qu'on l'arrête !

RlGOLETl'O.

Il est fou.

LES C0URT1SA>S.

Quel regard !

MOMEROKE.

Vous tous, soyez témoins.. . Dieu juste 1 Lancer un chien sur le lion mourant, Duc, c'est infâme! et toi, serpent.

Qui ris d'une douleur auguste.

Sois donc maudit !

RIGOLETTO, à part.

Qu'entends-je? horrcurî

LES COURTISANS

0 comble d'aihiacel Voyez quelle fureur; Il répand la terreur, ' L'injure et la menace.

Que sa mort efface Un outrage insolent!

châtiment.

iO RIGOLETTO.

(S'adressant à Monterone.)

Toi qui troubles nos jeux par cet affreux transport, Rien ne peut te sauver, il faut subir ton son.

(Les gardes s'emparent de Monterose.)

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