‹ Rimes d'un bisal̀eulChapitre 44 sur 75 · MORALITÉ IMMORALE ET FATALE · texte numérisé non relu

MORALITÉ IMMORALE ET FATALE

Monorime.

[époque, A tout âge, en tout temps, chez l'homme, à toute Au banquet de la chair le désir le convoque, Et malgré l'idéal que sa pensée invoque, Dans les égarements où le vouloir suffoque, L'oreille humaine est sourde au rêve qu'il évoque.

— C'est un fait bien certain et que nul ne révoque, Qu'une voix, semblable à celle d'un ventriloque, Parle à notre nature, au plaisir la provoque,

Et, l'ayant convaincue, après un interloque, Accusant la raison de battre la berloque, Traite sa résistance en radis que l'on croque.

— Répondant à l'appel, à la fois réciproque,

De la Muse et des sens, accouplement baroque,

L'existence se passe en un double colloque

Où l'ensorcellement de la femme provoque

qS RIMES D'UN BISAÏEUL

Le corps à chavirer comme un bateau sans coque. - Quand le calme revient (bien que cela vous choque, ladame, qui lisez, seule, ce soliloque), n voit la Muse, qui de tout cela se moque, éprendre avec le cœur un souriant colloque.

lais en voyant la vie, à l'instar d'une loque, raitée ainsi qu'une horloge que l'on disloque, uel nom donner à cette existence baroque, trc humain, ballotté comme une pendeloque, ntrc la chair et l'idéal qui se défroque?

'es-tu qu'un amphibie et le pendant d'un phoque?

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