L'AFFECTION
Sonnet.
A Madame Adrien Evrat, née de Muller.
La vraie affection est immatérielle, La sympathie en est l'agent provocateur; Dans le chagrin elle est un baume pour le cœur, Dans nos bonheurs sa joie à la nôtre est pareille.
C'est une douce amie, à nos côtés, qui veille Et de nos actions se fait le défenseur ; Son dévouement n'a rien de jaloux qui surveille, Constant et sans calcul, c'est celui d'une sœur.
Au lieu d'éprouver les défaillances de l'âge, Sa force s'en accroît et jamais ne partage La satiété que subit la passion.
i 4 B RIMES D'UN BISAÏEUL
Heureux ceux qui, dans les derniers jours de leur vie, En renonçant à tout, n ont gardé d'autre envie Que de les parfumer avec l'affection!
12 décembre 1899.