‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 33 sur 159 · SONETTO XX · texte numérisé non relu

SONETTO XX

Laura inferma gli apparisce in sogno , e lo assicura ch' clla ancor vive.

Già fiammeggiava 1' amorosa Stella Per r oriente, e 1' altra, che Giunone Suol far gelosa, nel settentrione Rotava i raggi suoi lucente e bella ;

Levata era a filar la vecchierella, Discinta e scalza, e desto avea '1 carbone ; E gli amanti pungea quella stagione Che per usanza a lagrimar gli appella ;

Quando mia speme, già condotta al verde,

Giunse nel cor, non per Y usata via ;

Che '1 sonno tenea chiusa, e '1 dolor molle ;

Quanto cangiata, oimè, da quel di pria ! E parea dir : Perché tuo valor perde ? Veder quesli occhi ancor non ti si toile.

SOiNNET XX.

Laure , malade , lui apparaît dans un songe , et lui donne l'assurance qu'elle vit encore.

Déjà, dans l'Orient, on voyait scintiller L'étoile de l'Amour; et Caliste, si belle. Qui sait rendre Junon toujours jalouse d'elle, Dans le Septentrion commençait à briller;

La vieille était levée, à son aise à filer,

Déjà de son foyer pétillait Tétincelle,

Et les amants pressait cette heure si cruelle

Qui toujours de leurs yeux des larmes fait couler;

Quand mon unique espoir à la souffrance en proie Pénétra dans mon cœur, non des yeux par la 1 voie Que le sommeil fermait et l'amère douleur.

Oh 1 combien pâle était son antique splendeur; Et dire elle semblait : Pourquoi perdre courage ? Tu peux bien encor voir mes yeux et mon visage.

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