‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 40 sur 159 · SONNET XXV · texte numérisé non relu

SONNET XXV

Réprimandé d'avoir trop attendu pour la visiter, il énumère ses motifs et ses excuses.

Oui, tellement je crains d'affronter les beaux yeux Où l'amour et ma mort ont leur séjour ensemble, Qu'à l'enfant effrayé des verges je ressemble, Et depuis bien longtemps je suis ainsi peureux.

Maintenant il n'est plus d'inaccessibles lieux Où je n'aime à gravir bien plus vite qu'à l'amble. Pour éviter ces yeux devant qui tant je tremble. Et qui mes membres font glacés et paresseux.

Si loin de vous j'ai trop prolongé mon absence. De m'être ainsi soustrait à ce qui tant me nuit, Est-ce donc une faute indigne d'indulgence ?

Je dis plus : En venant vers ce que l'homme fuit. D'avoir pu de mon cœur rendre la crainte vaine. N'est-ce pas de ma foi la preuve bien certaine ?

iZO

SONETTO XXVr.

Ou:.nilo Laiira parte, il cielo tosto si oscura, eJ insorgono le procelle.

Quando dal proprio silo si rimove

L' arbor ch' amô già Febo in corpo umano,

Sospira e suda ail' opéra Yulcano,

Per rinfrcscar V aspre saette a Giove;

Il quale or tona, or nevica ed or piovc, Senza onorar più Cesare che Giano ; La terra piagne, e '1 Sol ci sta lonlano Che la sua cara arnica vede allrove.

Allor riprende ardir Saturno e Marie, Crudeli slelle ; ed Orione armalo Spezza a' tristi nocchier governi e sarle.

Eolo a Netluno ed a Giunon, turbalo, Fa sentire, ed a noi, corne si parle 11 bel viso dagli angeli aspeltalo.

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