‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 52 sur 159 · SONETTO XXXIII · texte numérisé non relu

SONETTO XXXIII

Fermo di voler palesare a Laura i suoi mali, ammutolisce Jinanzi alei.

Se mai foco per foco non si spense, Ne fiume fu giammai secco per ploggia ; Ma sempre V un per 1' altro simil poggia, E spesso r un contrario 1' altro accense ;

Amor, tu ch' i pensier nostri dispense, Al quai un' aima in duo corpi s' appoggia, Perché fa' in lei con disusata foggia Men, per molto voler, le voglie intense ?

Forse, siccome '1 Nil, d' alto caggendo, Col gran suono i vicin d' intorno assorda ; E '1 Sol abbaglia chi ben fiso il guarda ;

Cosi '1 desio, che seco non s' accorda, Nello sfrenato obbietto vien perdendo, E, per troppo spronar, la fuga è larda ?

SONNET XXXITI.

II est résolu à divulguer ses souffrances à Laure ; mais il devient muet en sa présence.

Si d'éteindre le feu le feu n'a la puissance , Si jamais par la pluie un fleuve ne décroît , Mais, des deux réunis, croître l'ensemble on voit , Si par l'opposé i croît du feu la violence ;

Amour , qui nos pensers tiens sous ta dépendance , Dont une âme en deux corps l'existence reçoit; En elle d'où vient donc , contre ce qui se doit , Que par l'excès tu rends le désir moins intense ?

De même que le Nil , des chutes par le bruit , Des peuples d'alentour étourdit les oreilles , Et tel que le soleil , qui le fixe éblouit,

Ainsi donc mes désirs , voulant faire merveilles ,

Sont bientôt épuisés , étant trop violents ,

Et par trop stimulés leurs pas deviennent lents.

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