‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 91 sur 159 · SONNET LIT · texte numérisé non relu

SONNET LIT

Il reconnaît ses erreurs et il s'invite lui-même à écouter la voix de Dieu.

Le poids de mes méfaits me pèse tellement, J'en suis si fatigué que je redoute même De tomber en chemin sous le noir stratagème De mon dur ennemi qui guette constamment.

Un ami qui , plus tard , partit au firmament, Par un excès d'amour et de bonté suprême , Vint pour me délivrer d'une détresse extrême, Et d'assez l'admirer je tente vainement.

Mais, ici-bas encor, je crois l'entendre dire : Vous qui souffrez , à moi hâtez-vous de venir , Si nul terrestre objet ne peut vous l'interdire.

r Quel gracieux amour , quel propice avenir De la colombe un jour me donnera des ailes Pour voler au séjour des gloires éternelles ?

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