‹ Rimes de PétrarqueChapitre 131 sur 168 · SONETTO LXXI · texte numérisé non relu

SONETTO LXXI

E' morrebbe di dolore , s' ella talvolta nol consolasse co' saoi apparimenti.

Ripensando a quel, ch' oggi il cielo onora, Soave sguardo, al chinar V aurea testa, Al vollo, a quella angelica modesta Voce, che m' addolciva ed or m' accora ;

Gran maraviglia ho com' io viva ancora : Ne vivrei già, se chi tra bella e onesla, Quai fu più, lasciô in dubbio, non si presta Fosse al mio scampo là verso 1' aurora.

0 che dolci accoglienze e caste c pie ! E corne intentamente ascolta e nota La lunga istoria délie pêne mie !

Poi che '1 di chiaro par che la percota, Tornasi al ciel, che sa tutte le vie, Umida gli occhi e V una e Y altra gola.

SONNET LXXl.

Il mourrait de douleur, si de temps en temps elle ne le consolait par ses apparitions.

Qu,and je pense au regard dont le ciel tant s'honore, Quand je pense aux saluts que son front m'adressait, Quand je pense au visage, à sa voix qui faisait Mon charme, et maintenant le deuil qui me dévore;

Je suis vraiment surpris comment je vis encore ; Je serais mort, si celle en doute qui laissait Si dans elle l'honnête ou le beau surpassait Vers moi n'était si prompte au réveil de l'aurore.

Qu'il est doux, et touchant, et chaste, son accueil ! Oh ! combien je la vois écouter attentive Le triste et long récit de ma douleur si vive !

Mais, si tôt que le jour de loin frappe son œil. Elle revient au ciel, de tout sentier bien sûre. Et de larmes baignant son aimable figure.

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