a) — Catherine, dors-tu
— Non, c'est mes enfants qui me ré- — Combien n’as-tu ? [veillent.
— J'en ai cinquante et un.
— Veux-tu m'en donner un?
— Je t’en avais donné un l’aut’ jour, Qué qu’'t’en as fait ? — Je lai mis dans la balance, Il est parti en France; Je lai mis dans son lit, Il est parti en paradis.
Boulonnais. Comm. par M. E. Deseille,
b) — Sainte Catherine, sainte Catherine, Dormez-vous ? [lent.
— Je dors quand mes enfants se réveil-
— Âvez-vous une poule à me donner?
— Je vous ai donné une hier,
Qu'’avez-vous fait d’elle?
— Je l’ai mise au coin du puits,
Le loup l’a craquée. [elle.
— Fallait courir, fallait courir après
-— Jai tant couru, j'ai tant couru,
Que j'ai cassé ma jambe.
— Fallait aller chez le cordonnier.
— L'coruonnier n’sait faire que des [souliers.
— Fallait aller chez l’bon Dieu.
— L'hon Dieu m’la arrangée.
Environs de Lorient.
C’est le fils à Jérôme Et la fille à Jean Vraiment,
Sont des amis tendres, On n’en voit pas tant
Vraiment.
Paris.
Nicolas Virlomme,
Sa culott’, ses bottes, S'en va dans la rue
Faire cinq jours de ribotte.
Engeuville (Loiret). Comm. par M. L. Beauvillard.
48. — Ton bon temps — ma bonne vieille, Ton bon temps — s’en va.
Et le mien — ma bonne vieille, Et le mien viendra. ;
Le Charme (Loiret). Comm. par M. L. Beauvillard.
49. — Dinche, min fiu, dinche, T'as del cache à tes jius, Del morue à t’manche Et du brin à tin cul.
Poulogne-sur-Mer. Comm. par M. E. Deseille.
so. — Tra la la, la bouteille, J'tiens min cat par l'oreille Et min tien par la queue J'les fais danser tous les deux.
Boulogne-sur-Mer. Comm. par M. E. Deseille.
s1. — Eh! rou piou, piou, P'tit bonhomm’, p'tit bonhomm’, Eh! rou piou, piou, P'tit bonhomm’ d’un sou.
Le Charme (Lciret). Comm. par M. L. Beauvillard.
$2. — Quoi du beurre aux minimes | Cela est défendu ; Ce serait faire un crime Noir comme du lait battu.
Flin, flan, flon, Mariez-vous donc, Mariez-vous, belles ; Flin, flan, flon Mariez-vous donc (1).
Boulogne-sur-Mer. Comm. par M. E. Deseille.
53. — Trou du c.. pour la mère Camus, Elle est morte, elle est morte; Trou du c.. pour la mère Camus, Elle est morte, elle ne pétera plus. Elle a laissé pour héritage Du pain, du lard et du fromage, Et du sel dans ses sabots Pour manger des haricots.
Rouen. Comm. par M. E. Deseille,