LE MÉDECIN
Le maître ou la maîtresse de cette ronde se nomme médecin. Ce docteur prend le bras de la personne placée à sa droite, la regarde d’un œil de compassion, lui tâte le pouls et donne ainsi
son ordonnance, que tout le monde répète en chantant :
Donne-moi ton bras, que je te guérisse, Car tu m'as l’air malade!
Car tu n'as l’air malade!
Lonla, Car tu m'as l’air malade !
(En lui désignant de l'œil une personne d’un autre sexe) :
Enmbrasse monsieur (ou madame) pour te C’est un fort bon remède, [guérir.
C’est un fort bon remède,
Lonla, C’est un fort bon remède.
Toutes les personnes de la ronde sont soumises à ce traitement, que le médecin sait rendre piquant par le choix de la panacée à laquelle il envoie son malade; quand tout le monde est guéri, le docteur passe sa science et sa dignité à la dernière personne qui a éprouvé l’efhcacité de sa prescription, et devient malade à son tour pour tâter du doux remède.
Mme Celnart, Manuel complet des jeux de société, 1827.