LES RUBANS
Les petites filles d’une pension se divisent en huit ou dix bandes qui se tiennent à la queue
leu leu, et se mettent à la place qui leur est désignée. On leur a donné préalablement le nom d’une couleur de ruban qui n’est connu que du chef de file, ainsi qu’un numéro d’ordre. Deux des plus grandes, qui ne font partie d'aucun groupe, font avec les mains croisées et levées en air un arceau sous lequel les bandes devront passer. Le jeu commence ainsi.
. Les deux grandes chantent :
C'est nous qui somm’ les sa - voy-ards, les
sa-vo-yards; Nous de-man-dons pour com - pa-
gnÿ les ru - bans blancs, les ru - bans blancs.
C’est nous qui somm’ les savoyards, les savoyards; Nous demandons pour compagni les rubans blancs (x).
La bande des rubans blancs s’avance en mar-
quant le pas et chantant :
- (r) Les deux grandes ouvrent le jeu en demandant cette couleur-là ou une autre, à leur choix.
C’est. nous qui sommes les rubans -blancs, les ,rübans: RES
et.passe sous l’arceau. La dernière dela bande,
arrêtée parles, deux grandes, doit demander à:son.
tour. une couleur. à.son choix; elle, chante :
C’est nous qui sommes les rubans blancs, les rubans [blanes.
Nous demandons pour compagnie les rubans roses. (1) [Qou une autre couleur).
Les rubans roses s’avancent, et le jeu se continue ainsi. Quand c’est le tour de la dernière bande, celle qui tient la queue chante:
Nous demandons pour compagnie toute la boutique, [toute la boutique.
Et toutes les bandes réunies, se tenant à la queue leu leu, repassent sous l’arceau en chantant à tuetête :.
Toute la boutique, toute la-boutique.
Puis on paie les gages.
Environs, de Paris.