LE PAUVRE ET LES RICHES
Un enfant est en face d’une douzaine d’autres qui se tiennent par la main. Il représente le
(1) Si ce n’est pas le tour des rubans roses À passer, elle doit un gage.
pauvre; les autres sont les riches. : Chaque fois que le pauvre chante son couplet, il prend avec lui quelqu'un parmi les riches, jusqu’à ce qu’il n’en réste plus qu’un dont c’est alors le tour d’être pauvre. sis
Ri- che, ri-che que je suis, Qui
ri - che? Je ma - rie - rai mes fil — les A-
vêc - que cinq cents li - vres, Et mes vi - lains gar-
çons À - vec cent coups d’bà - ton.
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Les riches, s'avançant tous ensemble vers le pauvre :
Riche, riche que je suis, Qui vas, qui viens dans ce pays,
Serai-je toujours riche ?
Je marierai mes filles Avecque cinq cent livres, Et mes vilains garçons Avec cent coups de bâton.
Le pauvre, s’avançant à son tour :
Pauvre, pauvre que je suis, Qui vas, qui viens dans ce-pays, Serai-je toujours pauvre ?
Mamzelle sera des nôtres.
Je marierai mes filles Avecque des guenilles, Et mes vilains garçons Avec cent coups de bâton.
Environs de Paris.