S4+ — LE SIFFLET
Jeu d'attrape ie
Ce jeu, qui donne ample matière aux bruyants éclats de rire, s'exécute comme il suit: on attache, sans qu’il s’en doute, une clé forée -Ou un sifflet à l’habit d’un cavalier. Ensuite on lui dit de chercher à le surprendre entre les mains de la personne qu’il entendra siffler; mais tous ses efforts sont vains, car, au moment où il se retourne, croyant saisir la clé forée ou le sifflet, il l’entraîne avec lui et la présente à une autre personne qui siffle de nouveau, ce qui le-tourmente beaucoup et prête davantage aux plaisirs
de la société. 9 Les Amusements du bel âge. Paris, 1816.
$$S+ —— LE CAPUCIN MORT Ye ÿ
Jeu d'attrape
Un des joueurs s'étend par terre tout de son long, en contrefaisant le mort. Toutes les dames tournent autour de lui en disant tout haut:
Frère Pancrace, êtes-vous mort ? Le mort ne répond rien et ne fait aucun mouvement. Alors les cavaliers, l’un après l’autre, viennent en procession se coucher sur lui, mettre leurs mains derrière son dos et lui parler à l'oreille, sema-
blable au prophète qui ressuscite un mort. Vient enfin le tour de celui qu'on cherche à attraper ; mais à peine est-il étendu sur le capucin mort que celui-ci, se réveillant, lui serre les bras et les jambes, et tandis qu’il le tient bien ferme dans “cette posture, tout le monde fond sur lui et lui donne une correction amicale.
Les amusements du Lel dge. Paris, 1816.
$6. — JUER AU LIÈFE A R'TROUVER S’TROU Jeu d’attrape
Sorte de jeu dans lequel les enfants portent tout ce qu’ils ont de plus précieux dans une fosse, et font croire au plus simple d’entre eux que s’il -peut trouver cette fosse les yeux bandés, il aura tout ce qu’elle renferme. Alors ce petit crédule se laisse bander les yeux ; les autres se hâtent d’enlever de la fosse ce qu’ils y ont mis, la remplissent d’ordure et conduisent par la main le pauvre enfant en criant: grand feu, petit feu, à mesure qu’il s'approche ou qu’il s'éloigne, et lui font enfin trouver ce qu'il ne cherchait pas.
à Valenciennes. Hécart, Dict. rouchi.