‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 55 sur 196 · IX. — UL SAINTB^VUIIW, W VUM» WC %» WMU · texte numérisé non relu

IX. — UL SAINTB^VUIIW, W VUM» WC %» WMU

Trois petites filles figurent la Sainte-Vierge^ le diable et une marchande de rubans. Les autres sont les rubans.

La SainU*Vierg4 omc une petiU voix i ToO| toc.

' Im marchande i Qjii est là?

136 RIMES ET JEUX DE l'eNFAHCE

La SaittU'Vief^e : C'est la Sainte- Vierge avec son enfant.

La marchande : Qp'est-ce qu'elle veut?

La Sainte^Vierge : Un ruban.

La marchande : Pour quoi faire?

La Sainte-Vierge : Pour mettre à son enfant.

La marchande : Quelle couleur ?

La Sainte-Vierge : Telle ou telle.

Le ruban nommé va se mettre joyeusement du côté de la Sainte-Vierge.

Le diable : Toc, toc.

La marchande : Qpi est là?

Le diable : C'est le diable avec sa fourche.

La marchande : Qji'est-ce qu'il veut ?

Le diable : Un ruban.

La marchande : Pour quoi faire ?

Le diable : Pour mettre au haut de sa fourche.

La marchande'. Quelle couleur?

Le diable : Telle ou telle.

Le ruban nommé se sauve tant qu'il peut, et le diable est obligé de courir après.

MturthiHi-MoulU. Comin. par M. H. Génurd.

la. — LIS KUBAMS

Les petites filles d'une pension se divisent en huit ou dix bandes qui se tiennent k la queue

lea leu, et se mettent à la place qui leur est désignée. On leur a donné préalablement le nom d'une couleur de ruban qui n'est connu que du chef de Aie, ainsi qu'un numéro d'ordre. Deux des plus grandes, qui ne font partie d'aucun groupe, font avec les mains croisées et levées en l'air un arceau sous lequel les bandes devront passer. Le jeu commence ainsi.

Les deux grandes chantent :

iji II f II I ir I ir r ir ti

Cest noas qui somm* les sa - voy - ards, les sa- vo- yards ; Noos de - man - dons pour com - pa-

If II If f'ir i fir F i ^i

gnf les ry - bans blancs, les ru - bans blancs.

C'est nous qui somm' les savoyards, les savoyards; Nous demandons pour compagni' les rubans blancs (i).

La bande des rubans blancs s'avance en marquant le pas et chantant :

(i) Les deux grandes ouvrent le jeu en demandant cette couleor-li ou une antre, A leur choix.

X^ RIMIS IT J£UX DB L'EKFANCB

C'est ttoul q^Bd sommes les rubans blancs, les nbsa^

[blancgy

et p«39e sous Tarceau. La dernière de k bande^ anr^4e par les deux grandes, doit demander à son tour une couleur à son choix ; elle chante :

Cest nous qtii sommes les rubms blincs, les rubans

[blflaci.

Noos demandons pour compagnie les rabéns roses (i)

[(pu une autre couleur).

Les rubans roses s'avancent, et le jeu se continue ainsi. Qjiond c*est le tour de la dernière

bande, celle qui tient la queue chante :

Nous demandons pour compagnie toute la boutique,

[toute la boutique.

£t toutes les bandes réunies, se tenant à la quene

leu leu, repassent sous l'arceau en chantant à tue-

tète :

Toute la boutique, toute la bontiquo.

Puis on paie les gages.

Bitvirom Je Paris.

I). — U fkVYKB BT Ut aiCHBS

Un enfant est en face d'une douzaixie d'autres qui se tiennent par la nuin. Il représente le

(i) Si c« n'est pas la toar des nibeas fosos à passer, elle doit an gage.

pauvre ; les autres sont les riches. Chaque fois que le pauvre chante son couplet, il prend avec lui qpidqu'un parmi les riches^ fusqa'à ce qu'il a'en reste plus qu'un dont c'est alors le tour d'être pauvre.

Ri - che, ri - die que ]e sais, Qjii

vas, qm viens

dans ce p* - ys. Se - rai - je tou-joun

II' \ u

ri - die? Je bm - rie » rd «es €1 — les A-

vec - qoft daq cents li • nés. Et mes vi - kios gar*

ij. mJ'- ; I I if

(ons A - vec cent coups £hk - ton.

Ijt rkbes, s*avançant tous ensembU vers le pauvre :

Riche, riche que je suit,

Qlii Vïïi, qui viens dans ce pays.

Iccgoe duiiK dota duque a ilicnutrrcmcQt par me jismc et m cratio'; les dcai meneurs qui k t rocv e ot en tfte âêvcnt knrt nuîm joinus, de nuniàe 1 former aae tant SiKO-a. — La porU SaauSicolai ^-dlt OuvtrU? aie ax cluxur k reste de U bande, et, tar nae réponse a&rmuin, toou U file pasM ^ndemeat ion* cène arche mipravbte, en ebaiitant Je* ain de ronde. Les jeunes gens de l'cm^ niif M: s:-.r,aieitt ta tte, fonnen nue aicbe i

leur tour, et la longue guirlan4e se dénoue et se renoue ainsi tant qu'elle a de Tespace devant eUe.

Lorraine. André Theuriet, Ls mariage de Girard,

h) Les petites filles forment une bande en se tenant par la main ; elles passent en commençant par la dernière sous les bras des deux premières en chantant :

— La porte saint Nicolas est elle ouverte r

— Non, elle est tombée dans les lieux.

— Lon Ion là, laissez-les passer.

Les Français dans la Lorraine ; Lon lon li, laissez-les passer, Car ils ont du mal assez.

Meurihê-tt-MMàlU,

c) Bon, bon, bon, laissez- les passer.

Les Français par la Lorraine; Bon, bon, bon, laissez-les passer.

Ou* ils ont souBfert assez (i).

MeurOe^-MotelU. Comm. par M. H. Gérard.

1$. — Là. POaTB DU OtORU

Deux jeunes filles représentent» l'une ïe soleil, l'autre la lune, l^les se placent en face l'une de

(i) Fariamie : Us ont fidt dn mal aaaes»

Famre en se tenmt par les laasis, qD*effiesâètenc 4e manière à former un aie.

Les autres jeunes filles se tiennent à la queue leu len et passent sous l'arc en chantant :

Passez trois fois, La dernière, la denûèxe, la dernière.

Passez trois fois, La demièie, la dernière icsten.

A la troisième fois, les deux jeunes filles qui se tiennent par la main abaissent les bras et retiennent prisonDÎàre la dernière de la file.

Puis vient le dialogue suivant,

— Ah 1 leodes-moi ma fille.

Les zig, les ag, les maiionBCtMB; Ah l lendes-moi ma fille, A moins de six cents francs.

««• Vous n'aares pas ^ot* fille.

Les dg, Icsaag, les marioBBtttcs; Vous n'aores pas vot* fille, A moins de six cents figues.

— J'aimerais mieux la voir pendre.

Les zig, les zag, les marionnettes ; J'aimerais mieux la voir pcsidie.

Au long du chardonneret.

— La voyez-vous pendue»

Les zig, les zag, les marionnettes; La voyez>vous pendue.

Au long éft ckuéoomtntt}

JEUX BT FORMULETTBS DB JEUX X43

AU chant de oe eoupkt, les deux en£mts qui se tiennent par les mains élèvent les bras en les passant sous ceux de la prisonnière, et celle-ci se laisse suspendre; puis elle cbcnsit, soit îe soleil, soit la lunôy et va se placer derrière Tastre qu'elle a préféré.

Le jeu continue de la sorte. Qjoand toutes les jeunes filles ont été prises, on révèle alors que le soleil représente le paradis et ia bme l'enfer, ou rédproquement, ce qui avait été établi d'abord en secret par les deux premières, et les habitants du paradis courent sus aux damnés en les poursuivant à coups de mouchoirs.

Lt Charmi (Loiret), Conm. pu: H. L. BetnviUtrd.

l6. <— L*JLVOCâT DB LA. FOIAB

d) Des enfants sur une seule ligne répètent chaque couplet d'une chanson que chante un autre enfant qui est en face d'eux et imitent ses gestes.

n était un avocat, Lon la lirette, Lon la Un.

Xk portait on grand rabat (x), Lon la luette, Lon la lin.

(i) L'enfimt simnle m labiMwc aa anaûi ; les waam Timdtemu

ZM mzMïs iT r2-:n 3ï zJsxwm^

ABiëï]:^eiijf-i)i

L(Db&

Da niTcu S ''""■F-fi (6),

te* nimi on lai fera (7), ton Li liioïc, Lon 11 lia.

Goulûment il les mangea (i), Lon la lirette, • Lon la lira.

Sans payer il s*en alla (2), Lon la lirette, Lon la lira.

V'ià ce que c'est que les avocats, Lon la lirette, Lon la lira.

Miwrtht-a^MouiU, Comm. pu* M. H. Gérard.

h) C'était un p'tit avocat {bis).

En campagne il s'en alla.

Tourne, tourne, ma roulette.

En campagne il s'en alla.

Tourne, ma roulette, Girofla,

En campagne il s'en alla (bis).

Son petit chapeau sous son bras.

Son petit chapeau sous son bras (Hs), Dans une auberge il entra.

Dans une auberge il entra (fis).

Puis à boire il demanda.

Puis à boire il demanda {bis).

Du vinaigre on lui donna.

^i) n fait mine de manger.

(a) L'enfant se sauve ; les autres courent après lui.

144 RIMES ET JEUX DE L'eNFÂNCE

Des manches longues comme cela (i), Lon la lirette, Lon la lira.

Des lunettes en poil de chat (2), Lon la lirette, Lon la lira.

A la foire il s'en alla (5), Lon la lirette, Lon la lira.

Dans une auberge il entra (4), Lon la lirette, Lon la lira.

L'hôtesse il la salua (5), Lon la lirette, Lon la lira.

Des navets il demanda (6), Lon la lirette, Lon la lira.

Des navets on lui serva (7),

Lon la lirette, Lon la lira.

(ly, U simule de longues manches pendantes.

(2) Il porte ses doigts en rond au dessus de ses yeux.

()) Il va à droite, les autres enfiints à gauche.

(4) Il fait le geste d'ouvrir la porte.

(s) U fait le geste de saluer.

(6) U fait le geste de pelurer des navets.

(7) Il fait ie geste d'apporter xm pUt.

Gonlament il les mangea (i), Lon la lirette, • Lon la lira.

Sans payer il s*en alla (2)»

Lon la lirette, Lon la lira.

Vli ce que c'est que les avocats, Lon la lirette, Lon la lira.

Meurthe-et-MoselU. Comm. pu* M. H. Gérard.

h) C'était un p'tit avocat {bis).

En campagne il s'en alla.

Tourne, tourne, ma roulette.

En campagne il s'en alla.

Tourne, ma roulette, Girofla,

En campagne il s'en alla (bis).

Son petit chapeau sous son bras.

Son petit chapeau sous son bras (Hs), Dans une auberge il entra.

Dans une auberge il entra {his).

Puis à boire il demanda.

Puis à boire il demanda (pis).

Du vinaigre on lui donna.

^i) n fait mine de manger.

(a) L*enfant se sauve ; les autres courent après lui.

140 RIMES ET JEUX DE L'eNFANCE

Serai-je toujours riche ?

Je marierai mes filles Avecque cinq cent livres, Et mes vilains garçons Avec cent coups de biton.

Li pauvre, s'avançant à sou tour :

Pauvre, pauvre que je suis.

Qui vas, qui viens dans ce pays, Serai-je toujours pauvre?

MamieUe sera des nôtres.

Je marierai mes filles Avecque des guenilles.

Et mes vilains garçons Avec cent coups de biiton.

Environs de Paris.

Page 1