IX POXTB SJLlirT-MICOXJLS
à) Les joueurs se donnant la main forment une longue chaîne dont chaque anneau est représenté alternativement par une dame et un cavalier; les deux meneurs qui se trouvent en tête élèvent leurs mains jointes, de manière à former une sorte d'arceau. — La porte Sains-Nicolas est-dle ouverte? crie en chœur le reste de la bande»
et» sur une réponse affirmative, toute la file passe rapidement sous cette arche improvisée, en chantant des airs de ronde. Les jeunes gens de l'extrémité se retrouvent en tète, forment une arche à
leur tour, et la longue guirlan4e se dénoue et se renoue ainsi tant qu'elle a de l'espace devant elle.
Lorraine. André Theuriet, Ls mariage de Gérard.
b") Les petites filles forment une bande en se tenant par la main ; elles passent en commençant par la dernière sous les bras des deux premières en chantant :
— La. porte saint Nicolas est elle ouverte r
— Non, elle est tombée dans les lieux.
— Lon Ion là, laissez-les passer.
Les Français dans la Lorraine ; Lon lon li, laissez-les passer, Car ils ont du mal assez.
Meurthe^-MotêlU.
c) Bon, bon, bon, laissez- les passer, Les Français par la Lorraine ; Bon, bon, bon, laissez-les passer, Ou* ils ont souffert assez (i).
Meurtbe^-Moselle, Comm. par M. H. Gènrd.
1$. — Là. POaTB DU OLORU
Deux jeunes ûlles représentent» l'une le sdlàly l'autre la lune. Elles se placent en face l'une de
(i) VarioMU : Us ont fint dn mal aaacs»
X42 RtK£S ET JEUX DE L^ENFANCE
l'autre en se tenant par les mains, qu'elles âèveot et manière à former un arc.
Les autres jeunes filles se tiennent à la queue leu leu et passent sous l'arc en chantant :
Passez trois fois, La dernière, la dernière, la dernière,
Passez trois fois, La dernière, la dernière restera.
A la troisième fois, les deux jeunes filles qui se tiennent par la main abaissent les bras et retiennent prisonnière la dernière de la file.
Puis vient le dialogue suivant.
— Ahl Kndes-moi mafiUe,
Les zig, les ag, les manonBCtl»; Ah I iendez*moi ma fille, A moins de six cents francs.
^ Vous n'anres pas ^ot* fillt, Les dg, les asig, les marimiBSttcs; Vous n'aurez pas vot* fille, A moins de six cents francs.
— J'aimerais mieux la voir pendre.
Les zig, les zag, les marionnettes; J'aimerais mieux la voir pendre.
Au long du chardonneret.
— La voyez-vous pendue»
Les zig, les zag, les marionnettes; La voyez>vous pendue.
Au long éft cherémBcnt?
' AU chant de oe eoupkt, ks deux «iJËmts qui se tiennent par les mains élèvent les bras en les passant sous ceux de la prisonnière, et celle-ci se laisse suspendre; puis elle cbcnsit, soit îe soleil^ soit îa lune, et va se placer derrière Tastre qu'elle a préféré.
Le jeu continue de la sorte. Quand toutes les jeunes filles ont été prises, on révèle alors que le soleil représente le paradis et ia bme l'enfer, ou rédproquement, ce qui avait été établi d'abord en secret par les deux premières, et les habitants du paradis courent sus aux damnés en les poursuivant à coups de mouchoirs.
Lt Charmé (Lnrd)^ Conm. pu: H. L. BeainriUazd.
l6. <— L'jLVOCâT DB LA. FOIAB
a) Des enfants sur une seule ligne répètent chaque couplet d'une chanson que chante un autre enfant qui est en face d'eux et imitent ses gestes.
n était un avocat, Lon la lirette, Lon la lira.
Q portait on grand rabat (x), Lon la lirette, Lon la lin.
(i) L'enfimt sûmile mmbÉMwcaaaBaûi ; les cutnaB riautent.
Des manches longues comme cela (i), Lon la lirette, Lon la lîia.
Des lunettes en poil de chat (2), Lon la lirette, Lon la lira.
A la foire il s'en alla (5), Lon la lirette, Lon la lira.
Dans une auberge il entra (4), Lon la lirette, Lon la lira.
L'hôtesse il la salua (5), Lon la lirette, Lon la lira.
Des navets il demanda (6), Lon la lirette, Lon la lira.
Des navets on lui serva (7),
Lon la lirette, Lon la lira.
(i)^ U simule de longues manches pendantes.
(2) Il porte ses doigts en rond au dessus de ses yeux.
()) Il va à droite, les autres enâmts à gauche.
(4) Il fait le geste d'ouvrir la porte.
(s) Il fait le geste de saluer.
(6) n fait le geste de pelurer des navets.
(7) Il fait le geste d'apporter un pUt.
Goulûment il les mangea (i), Lon la lirette, < Lon la lira.
Sans payer il s'en alla (2), Lon la lirette, Lon la lira.
Vlà ce que c*est que les avocats, Lon la lirette, Lon la lira.
MeurOe-^-MostiU. Comm. pu- M. H. Gérard.
b) C'était un p'tit avocat {Hs), En campagne il s'en alla.
Tourne, tourne, ma roulette.
En campagne il s'en alla.
Tourne, ma roulette, Girofla,
En campagne il s'en alla (his).
Son petit chapeau sous son bras.
Son petit chapeau sous son bras (Hf), Dans une auberge il entra.
Dans une auberge il entra (Hf), Puis à boire il demanda.
Puis à boire il demanda {his).
Du vinaigre on lui donna.
^i) n fait mine de manger.
(a) L*enfant se sauve ; les autres courent après lui.
146 RIllES ET JEUX DE L'eNPANCB
Du vinaigre on lui donna {bit).
Mais monsieur le refnsa.
Mais monsieur le refusa (bis), A la porte on le mena.
A la porte on le mena Qns)^ Par la fenêtre il rentra.
Par la fenêtre il rentra (his), A manger il demanda*
A manger il demanda (hts).
Des oignons on fricassa.
Des oignons on fricassa {his).
Mais monsieur les refusa.
Mais monsieur les refusa (his), A la porte on le mena.
A la porte on le mena (his), Et la fenêtre on fernu.
£t la fenêtre on ferma (his), Et r monsieur s'en retouma.
Gdtimtis. Cômm. par M. J. Poquet.