‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 69 sur 196 · COLIN-ICAILUULD CAMADXBM · texte numérisé non relu

COLIN-ICAILUULD CAMADXBM

Une dame, assise dans un fauteuil, commence par choisir une personne pour sa fille; on lui met ensuite un bandeau sur les yeux, et il lui faut alorsj à l'examen du visage et de là tête seulement, deviner laquelle est sa fille dans toutes les personnes qui s'agenouillent devant elle, la tête enveloppée d'un châle ou d'un tapis ;

chaque fois qu'elle se trompe, elk doit payer un ff^f^ Cest sauvent un jeune homme, im vieillard, une vieille femme qui s'agenouille, la tête ainsi couverte ; de là le résultat de nombreux quiproquos. Qpand le jeu commence, tout le monde chante en chœur à chaque personne qui s'agenouille aux pieds de la dame aux yeux bandds:

Madame, est-ce U votre fille (Ks), En boutons d'or, en boudes d'argent?

Les mariniers sont sur leur banc

La dame voilée doit répondre :

Oui, c'est li ma fille (bis).

Ou bien :

Ce n'est pas ma fille (bis).

En boutons d'or, en boucles d'argent.

Les mariniers sont sur leur banc.

Ph. A. de Gasté, Les anciens Ca n ad i t ms»

Qpibec, 1877, t. II, p. 91.

33* — JEO Dl BBaLVXXTTB

Ce jeu est une espèce de colin-maillard ; mais on ne met point de mouchoir. Quelqu'un vous couvre les yeux avec ses deux mains. Les autres joueurs viennent vous fi^pper sur le bout du nez ; celui qui vous ferme les yeux se met de la

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partie. Il vous empêche de voir, avec l'index et le doigt du milieu d'une main, et vous ùz^pipt avec l'autre. Ainsi c'est un jeu d'attrape.

A- Y, Ûict. des Jeux de Penfanu, 1807.

34* — LA. POUSSBTTB OU MUSSE AUX ÉPIHGLES (l)

Deux petites filles mettent sur table chacune une épingle couchée, qu'elles poussent chacune à son tour avec une épingle tenue droite ; celle qui passe la première son épingle en croix sur celle de sa compagne gagne une épingle, et par conséquent elle ôte une épingle du jeu, d'où vient le proverbe tirer son épingle du jeu. Celle qui 9 , perdu remet une nouvelle épingle et s'efforce de . la placer en croix sur l'épingle restée ; lorsqu'on manque son coup, on laisse pousser son adver-* saire.

M*»* Celnart, Manuel complet des jeux , de société. 1827.

Au jeu de pousse-pousse^ deux joueurs ont chacun une épingle qu'ils poussent l'une contre l'autre jusqu'à ce que l'une des deux reste sur l'autre ; alors celle du dessous devient la propriété du gagnant.

Pays de Bray. Decorde, Dict. du patois du pays de Bray,

(i) Ce jeu est appelé buxet ou pounxil perlo k Gistres . Coiuiniè, Dict. du patois castrais.

JEtfX ET FORMULETTES DE JBUZ I^I

3$. — > Qltt fOftTB-VOOS SOm LB DOS?

JJon met sur le dos de celui qm tient le jeu oreiller ou uoe escabelle, ou quelque autre* chose semblable, et Ton ne cesse de lui charger ks épaules de choses diverses, jusqu'à ce qu'il ait deviné ce qu'il porte sur le dos, ayant les yeux fermés et bandés.

Guill. Panklia, Chrêniqtu dé Sam&ye^ <ic4e p«r J. OUvier,I« Camim de Fmuâ, 18)7, t. VLy p. 617.

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