‹ Rimes familières (volume 2)Chapitre 1 sur 31 · PRELUDE · texte numérisé non relu

PRELUDE

Où l'huile vierge mais épaisse, L'ayoli prompt à revenir.

La brandade et la bouillabaisse Auraient bien dû te retenir!

Mais non ! c'est trop d'ingratitude !

Pardonne à mon esprit pervers.

Entre nous, c'est la solitude Qui m'a mis la tète à l'envers.

Tu ne seras pas responsable Si mes vers me sont reprochés; C'est moi seul qui suis le coupable Et je t'absous de mes péchés.

Ou plutôt Je te remercie :

Tu m'as ouvert un coin des cieux.

Sache-le bien : la Poésie

Est ce qui console le mieux.

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