SCENE TROISIEME. i
A LE c T o N, affectueusement .
AftVeux; je l'ai dit, tu me plais.
Et toi, n'aimes-tu pas la laideur?
BOTRIOCÉPHALE
Je la hais!
A LE CTO X, s' éloignant de Botriocéphale. à part. Gare au baiser! s'il voit ma véritable forme Il fuira.—
.4 Botriocéphale.
Conte-moi des douceurs, Faune énorme! En prose, envers, fais-moi d'amoureux compliments Qui reflètent ta flamme et peignent tes tourments ! Tu me feras plaisir.
BOTRIOCÉPHALE
Hélas ! on me rabroue Quand près de la beauté je veux faire la roue ; Si bien que je n'ai pas su prendre encor le ton Des choses qu'on enroule autour d'un mirliton. Mais si dans mes discours je parais indigeste, Peut-être je saurai mieux parler par le geste; Laisse-moi commencer par un baiser.
124 BOTRIOCKPHALE.
ALECTON
Non pas!
Si je te plais, pourquoi refuser?
ALECTON
Le trépas Alors. Faune, vois-tu, ma pudeur est si forte Que je craindrais, sous ton baiser, de tomber morte.
B(rrRiocFlPHALE, à part.
La pudeur est un fleuve, il faut qu'elle ait son cours ; Patience.
ALECTON
Si tu ne fais pas de discours, Au moins dis-moi ton nom.
BOTRiocÉPHALE, toussaut pouK s'éclait'cir la voix.
Hum!
D'une voix tonnante.
Botriocéphalc!
ALECTON
Il éveille l'écho. C'est comme une rafale Qui passe.