S A M. GABRIEL FAURP
Si tu fermes ta porte, alors par la fenêtre Ils te viendront encor,
Étincelants, cruels, comme de la Pharètre Sortent des flèches d'or:
Et tu seras criblé de rimes acérées
Pénétrant jusqu'au cœur;
Et tu pousseras des clameurs désespérées Sans calmer leur fureur.
Pour te défendre, Aulète à l'oreille rebelle, Tu brandiras en vain
Du dieu Pan qui t'a fait l'existence si belle La flûte dans ta main.
Elle rend sous ta lèvre experte et charmeresse
Un son voluptueux Qui nous donne parfois l'inquiétante ivresse
D'un parfum vénéneu.x;