‹ Rimes familières (volume 2)Chapitre 8 sur 31 · S A M. GABRIEL FAURP · texte numérisé non relu

S A M. GABRIEL FAURP

Si tu fermes ta porte, alors par la fenêtre Ils te viendront encor,

Étincelants, cruels, comme de la Pharètre Sortent des flèches d'or:

Et tu seras criblé de rimes acérées

Pénétrant jusqu'au cœur;

Et tu pousseras des clameurs désespérées Sans calmer leur fureur.

Pour te défendre, Aulète à l'oreille rebelle, Tu brandiras en vain

Du dieu Pan qui t'a fait l'existence si belle La flûte dans ta main.

Elle rend sous ta lèvre experte et charmeresse

Un son voluptueux Qui nous donne parfois l'inquiétante ivresse

D'un parfum vénéneu.x;

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