‹ Rimes légères: chansons et odelettesChapitre 11 sur 45 · LES BORDS DE LA MER · texte numérisé non relu

LES BORDS DE LA MER

Voilà le soleil qui se penche Et qui décline vers la mer :

Allons sur la falaise blanche Respirer la fraîcheur de Tair !

Là nous verrons les barques frêles Passer, repasser sur les Ilots, Et tremper, comme des oiseaux, Dans Tonde le bout de leurs ailes ;

Nous verrous, à nos pieds sounii», Cofnrir le troupeau des nuages, Et les hommes le long des plages Cheminer comme des foinrmis ;

Nous verrons la vague sonore Se fondre à l'horizon brumeux, Nous verrons quelque chose encore De plus grand que la mer> — les cieux ;

Et là, SUT la haute colline,

Loin des cris et des pas humains,

Appuyé contre ta poitrine,

Et les deux mains dans tes deux mains;

Au vaste murmure de Fonde J'écoulerai battre ton cœur.

Et sa faible et douce rumeur Dominera la mer profonde.

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