‹ Rimes légères: chansons et odelettesChapitre 12 sur 45 · L'EXTASE · texte numérisé non relu

L'EXTASE

Arrivés an pin, noir ombrage, Où devaient s*arrêter leurs pas, L'adieu leur ôte tout courage Et tous les deux ouvrent les bras.

Alors, dans Tétreinte charmante,

Pouf la première fois Pâmant

Sent les lèvres de son amante

Frémir sur sa bouche un moment.

Divin élan de la tendresse !

Ce fut comme éclair dans la nuit :

Mais de ses sens bientôt maîtresse L* amante au cœur troublé s'enfuit.

Quant à Tami, plein de la flamme Qu'Amour sur lui vient d'épancher, II en tressaille encor dans Tâme Et du sol ne peut s'arracher.

lvi*e de joie, au pied de l'arbre Où l'enchaine sa vive ardeur, II reste là, blanc comme un marbre, A savourer tout son bonheur.

Et là, bien que sur la nature Règne en tyran le sombre hiver.

Il ne sent rien de la morsure Des vents du nord qui glacenl l'air.

11 voit les bois aux fronts moroses De verts feuillages resplendir, La neige se couvre de roses, Le ciel gris luit comme un saphir ,

Tout lui rit, et sa voix touchante Exhalée en sons éclatants Gomme Tardent rossignol chante Un hymne d'amour au printemps.

Ij'ENFER

Je viens de Fenfer :

Bon Dieu! que de monde!

La salle est profonde, Il y fait très-clair.

Là, je vis Laurette Qui me dit : Bonjour, Bonjour, mon amour, Pour moi quelle fête !

Puis elle ajouta :

Sur ma bouche en tlammc Penche- toi, mon âme, Tant qu^il te plaira.

vent salutaire!

Maintenant, chéri.

De sortir d'ici Plus jamais n'espère.

Alors de bonheur Voilà que j*entonne, sainte patronne!

Ton nom plein d'honneur Mais ce nom prospère M'enlève à l'instant Des bras de l'enfant Et me met sur terre.

Hélas ! bien en vain Je suis hors du gouiïre,

Ici plus je souffre Qu'au Doir souterrain :

supplice extrême !

L'enfer est vraiment D'être, cœur aimant, Loin de ce qu'on aime.

Les deux premiers coaplels sont imiiès d*ane chanson florenline.

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