RL PRÉ PALLE ASE
sa
RÉ
an % SR CES
1h fl \4 | f|
mencèrent à chanter, tandis que la langue française avait eu à subir auparavant le feu de bien des creusets, pour se débarrasser du latin et des idiomes barbares qui l’empêchaient de reluire de son plus bel éclat. Il n’en est pas moins vrai que notre littérature fera des progrès, car il lui en reste encore beaucoup à faire si nous en croyons M. René Bazin, qui disait, il n’y a pas encore très iongtemps :
‘M.Ernest Gagnon est un fin lettré et M.l’abbé Casgrain tout de même, et j'en connais bien d’autres qui sont lettrés sur les bords du Saint-Laurent, plus ou moins fins, comme de raison. Car je ne veux pas vous louer sans mesure, et vous dire que je vous crois arrivés à l’âge d’or de votre littérature canadienne, vous commencez à peine à avoir une littérature nationale.”
De ce que nous avons aujourd’hui moins de nouveaux écrivains que par le passé, il ne faut pas en conclure que c’est une ère de décadence qui commence pour notre littérature. Souvent
cet état de repos est un bon signe ; les bonnes
fran-
bien et des ire de ai que lui en royons re très
l'abbé en d’aunt-Laubn. Car et vous d'or de encez à
bins de
ne faut adence
Souvent
bonnes
idées fermentent pour éclater un jour avec plus d'éclat, d'originalité et de sublimité. Qui sait si notre époque n’est pas une période d’accalmie qui nous permettra de saluer bientôt la plus brillante des renaissances ? On dirait qu'il y a déjà des indices précurseurs de ce grand jour dans l'air. Ne voyons-nous pas depuis quelque temps un réveil littéraire se manifester autour de nous ?
nos vieilles revues rajeunissent, de nouvelles viennent demander au soleil un rayon de vie:
pourquoi le poète qui a chanté le réveil de la nature, ne célèbrerait-il pas bientôt aussi, le réveil de la littérature ?
A l’orient, là-bas, dans des blancheurs d’aurore, Une lueur plus vive annonce le soleil ;
La brume se disperse, et monte, et s’'évapore, Le pic altier des monts lentement se colore, Bientôt va sonner le réveil !
Oui,elle va sonner cette heure si vivement désirée, elle va sonner, mais en attendant, poète, il te faut préparer un hymne digne d’elle,tu ferais triste figure si, au moment où tout chantait dans la nature, toi seul demeurais silencieux. Eh quoi, les
RIS ET CROQUIS “oiseaux gazouilleront dans les bocages, les ruisseaux ; urmureront sur la pente des pelouses, es laboureurs ensemenceront leurs domaines en entonnant un mâle refrain, les jeunes vierges cueilleront des roses blanches en répétant un doux cantique, et ton luth resterait ignominieusement suspendu près de ton foyer, sans voix et tout sombre de poussière! Non!il ne sera pas dit que tu auras baissé ton noble drapeau devant tes détracteurs ; ils sont nombreux, soit! mais accepte vaillamment la lutte, cultive le beau, le beau résultant de l'alliance de la religion et des lettres, le beau qui inspirait David dans ses psaumes, Lamartine dans ses ÆZarmonies poétiques et religieuses, et ton drapeau reviendra un jour victorieux du combat en faisant briller du plus vif éclat sur ses plis immaculés, cette croix miraculeuse, cette croix de lumière et d’espéran-
ce, qui apparut autrefois au grand Constantin,
et ces lettres de feu écrites par Dieu même sur un ciel d’azur :
Hoc SIGNO VINCES.
uisses, s en rges it un