R (TA
Le voici.
GASPARO
Je le tiens!
PEPPB.
• Bravo!
Je n’attendais pas davaatage.
Adieu, madame Gasparo.
gasparo, t’arrêtant.
Doucement... Par mon adresse, Enfin l’acte est rattrapé.
Vous restez... moi je vous laisse.
Adieu, madame Peppé.
rita et PEPPE.
Que dit-il?
OU UN MARI BATTU
CABPAttO.
A moi la preuve...
r peppe.
Vous, partir ?
hit a , à Gasparo.
Je t’ai repris.
Je ne veux pas rester veuve A la fois de deux maris.
g asparo , montrant Peppe.
Gardez l’un, si bon vous semble.
rit a, avec effroi.
Lui! •' v
peppe, à Gasparo, s'échauffant .
Restez, ou pour de bon.
Nous allons nous battre ensemble.
(A part.)
Un manchot!
gasparo, réfléchissant^ à part.
C’est un poltron.
(Haut.)
Soit, j’accepte la partie,
Touchez }h, (Il lui Wlff lfl main.)
ni t a, étonnée.
Le prendre au mot!
peppe, à qui Gasparo serre vigoureusement (a Aie! aie! ale!... il m’estropie!
PEPPE et RIT A.
Quoi! vous n’ètes pas manchot?
g asp ab o, riant.
Une ruse.
PEPPE et RIT A.
O ciel! le traître!
main.
RIT A
GABPARO. 1
Pour reprendre ce contrat.
Et pour l’anéantir.
(Il le met en morceaux.)
Je suis à vous, mon maître; Battons-nous, c’est mon état.
ENSEMBLE
PKPPh.
J’ai la mort sur la face, <,
J’ai mon sang qui se glace.
Je me vois sur la place.
Étendu raide mon!
- Nul espoir dans mon âme, „■ :
Car, après balle ou lame.
Je retombe à ma femme, *
Si j’échappe â la mort.
' CASPSRO.
11 faudra, quoi qu’il fasse.
Qu’il demeure à ma place ;
Il fer* la grimace,., 0 . „
Mais il craint trop la mort.
Lorsque J’ai cru ma femme Défunte, elle est bigame!
Et j’irais, en bonne âme,
La reprendre à mon bord ?
R IT A
Le trompeur, quelle audace!
Par son rire, il m’agace;
Que ne puis-je, à la’ face.
Le frapper. Quel transport!
Me veuger de sa trame,
Et le battre... Ah ! trédame!
Quel plaisir pour thon âtne,
S’il n’était le plus fort!
GASPARO
Attendez-inoi, je vais chercher mes armes! (Il disparaît un moment dans l’trubergc .) ■ •
RITA
Mais il va te tuer!
PEPPE
Tant mieux! Quand je serai mort, ce brutal vous reprendra, il vous rebattra, et ce sera bien fait! Je vas me faire tuer pour vous punir... et après... nous rirous.
RITA
Maudit retour... nous étions si heureux!
PEPPE
Oui! et les soufflets que tu me donnais?
RITA
Je craignais tant d’en recevoir.
PEPPE
Ce n’est pas une raison pour faire à un autre...
RITA
Mais aussi, est-ce que je ne t’aimais pas?... Est-ce que je ne dorlottais pas mon petit Pepe... mon petit mari chéri?
PEPPE
C’est vrai !
rita, pleurant.
Et je vais le perdre à présent !
PEPPE
Oui. (Il pleure aussi.)
gasparo, revenant.
Eh bien ! mon brave?
PEPPE
Me... me voilà!
*' . tft «
GASPARO
Là-bas, dans le petit dos. (Il montre de grands pistolets.)
PEPPE
Ciel ! quels pistolets !
GASPARO
C’est l’affaire d'un instant... une vraie partie de plaisir.
PEPPE
Ah ! parce que vous avez du courage, n'est-çe pas, grand fracasse !
gasparo, grognant.
Hein...
PEPPE
Parce que vous avez une grosse voix et de gros pistolets, vous voulez m’effrayer et me faire garder ma femme par force... (Avec énergie.) Eh bien! non, je n’ai pas peur... Ce n’est pas à cause de vo9 pistolets, c’est parce qu’elle m’aime, parce que je l’aime aussi, c’est pour ça que je la garde ! rita, se jetant à son cou.
Ah 1 mon bon Pepe !
gasparo, gaiement.
A la bonne heure... Et puisque je retourne en Amérique... je suis dans l’autre monde, comme vous l’avez cru... et vous restez ce que vous étiez : le mari «le ma veuve.
p Et» pe, le prenant à part. ^ >'
Mais... jurez-moi une chose,
Quoi ?
PEPPE
Quand vous vous êtes embarqué... vous savez... le jour de la noce... c’était bien tout dé suite après le dessert?
GASPARO
Parole d’honneur!... le temps d’appliquer mon système... voilà tout!... Je vous l’ai enseigné...
PEPPE
Chut! j’en profiterai!
m Mais il faut à mon programme •
Sagement te conformer...
Tu pourras battre ta femme, N
Tu ne dois pas l'assommer, ><