‹ Rita ou Le mari battu opera comique en un acteChapitre 24 sur 24 · R (TA · texte numérisé non relu

R (TA

Le voici.

GASPARO

Je le tiens!

PEPPB.

• Bravo!

Je n’attendais pas davaatage.

Adieu, madame Gasparo.

gasparo, t’arrêtant.

Doucement... Par mon adresse, Enfin l’acte est rattrapé.

Vous restez... moi je vous laisse.

Adieu, madame Peppé.

rita et PEPPE.

Que dit-il?

OU UN MARI BATTU

CABPAttO.

A moi la preuve...

r peppe.

Vous, partir ?

hit a , à Gasparo.

Je t’ai repris.

Je ne veux pas rester veuve A la fois de deux maris.

g asparo , montrant Peppe.

Gardez l’un, si bon vous semble.

rit a, avec effroi.

Lui! •' v

peppe, à Gasparo, s'échauffant .

Restez, ou pour de bon.

Nous allons nous battre ensemble.

(A part.)

Un manchot!

gasparo, réfléchissant^ à part.

C’est un poltron.

(Haut.)

Soit, j’accepte la partie,

Touchez }h, (Il lui Wlff lfl main.)

ni t a, étonnée.

Le prendre au mot!

peppe, à qui Gasparo serre vigoureusement (a Aie! aie! ale!... il m’estropie!

PEPPE et RIT A.

Quoi! vous n’ètes pas manchot?

g asp ab o, riant.

Une ruse.

PEPPE et RIT A.

O ciel! le traître!

main.

RIT A

GABPARO. 1

Pour reprendre ce contrat.

Et pour l’anéantir.

(Il le met en morceaux.)

Je suis à vous, mon maître; Battons-nous, c’est mon état.

ENSEMBLE

PKPPh.

J’ai la mort sur la face, <,

J’ai mon sang qui se glace.

Je me vois sur la place.

Étendu raide mon!

- Nul espoir dans mon âme, „■ :

Car, après balle ou lame.

Je retombe à ma femme, *

Si j’échappe â la mort.

' CASPSRO.

11 faudra, quoi qu’il fasse.

Qu’il demeure à ma place ;

Il fer* la grimace,., 0 . „

Mais il craint trop la mort.

Lorsque J’ai cru ma femme Défunte, elle est bigame!

Et j’irais, en bonne âme,

La reprendre à mon bord ?

R IT A

Le trompeur, quelle audace!

Par son rire, il m’agace;

Que ne puis-je, à la’ face.

Le frapper. Quel transport!

Me veuger de sa trame,

Et le battre... Ah ! trédame!

Quel plaisir pour thon âtne,

S’il n’était le plus fort!

GASPARO

Attendez-inoi, je vais chercher mes armes! (Il disparaît un moment dans l’trubergc .) ■ •

RITA

Mais il va te tuer!

PEPPE

Tant mieux! Quand je serai mort, ce brutal vous reprendra, il vous rebattra, et ce sera bien fait! Je vas me faire tuer pour vous punir... et après... nous rirous.

RITA

Maudit retour... nous étions si heureux!

PEPPE

Oui! et les soufflets que tu me donnais?

RITA

Je craignais tant d’en recevoir.

PEPPE

Ce n’est pas une raison pour faire à un autre...

RITA

Mais aussi, est-ce que je ne t’aimais pas?... Est-ce que je ne dorlottais pas mon petit Pepe... mon petit mari chéri?

PEPPE

C’est vrai !

rita, pleurant.

Et je vais le perdre à présent !

PEPPE

Oui. (Il pleure aussi.)

gasparo, revenant.

Eh bien ! mon brave?

PEPPE

Me... me voilà!

*' . tft «

GASPARO

Là-bas, dans le petit dos. (Il montre de grands pistolets.)

PEPPE

Ciel ! quels pistolets !

GASPARO

C’est l’affaire d'un instant... une vraie partie de plaisir.

PEPPE

Ah ! parce que vous avez du courage, n'est-çe pas, grand fracasse !

gasparo, grognant.

Hein...

PEPPE

Parce que vous avez une grosse voix et de gros pistolets, vous voulez m’effrayer et me faire garder ma femme par force... (Avec énergie.) Eh bien! non, je n’ai pas peur... Ce n’est pas à cause de vo9 pistolets, c’est parce qu’elle m’aime, parce que je l’aime aussi, c’est pour ça que je la garde ! rita, se jetant à son cou.

Ah 1 mon bon Pepe !

gasparo, gaiement.

A la bonne heure... Et puisque je retourne en Amérique... je suis dans l’autre monde, comme vous l’avez cru... et vous restez ce que vous étiez : le mari «le ma veuve.

p Et» pe, le prenant à part. ^ >'

Mais... jurez-moi une chose,

Quoi ?

PEPPE

Quand vous vous êtes embarqué... vous savez... le jour de la noce... c’était bien tout dé suite après le dessert?

GASPARO

Parole d’honneur!... le temps d’appliquer mon système... voilà tout!... Je vous l’ai enseigné...

PEPPE

Chut! j’en profiterai!

m Mais il faut à mon programme •

Sagement te conformer...

Tu pourras battre ta femme, N

Tu ne dois pas l'assommer, ><

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