‹ Rituel du Judaisme (volume 3)Chapitre 6 sur 25 · CODD2 FN NY, NY MONTS 297 NON NID VON ? 70210 M · texte numérisé non relu

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« Comment savons-nous que le vin offert aux idoles

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« est l’objet d’une défense biblique ? C’est parce qu’on

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«lit dans le Deutéronome xxx : Lorsqu'ils man- « geaient la graisse de leurs sacrifices et qu’ils buvaient © le vin de leurs aspersions ;

« Et un Docteur du Talmud dit , nN272 VON na5 5

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: © AN22 MDN V1 FN AN comme il est interdit de tirer … « profit de leurs sacrifices, il est également défendu ‘# « de tirer profit de leurs vins qui ont servi au culte

. « de l’idolâtrie. »

à L’interdiction du vin qui a servi au culte païen À étant de source biblique, les docteurs du Talmud et - le Rituel du Judaïsme ont rigoureusement défendu l tout vin païen dont on ignore la destination, même

s’il est mêlé avec un vin permis ou tout autre liquide.

De même, devient interdit, tout vin touché par un païen, parce qu’on ne connaît pas la raison pour laquelle il l’a touché. Lorsqu'il s’agit d’une défense biblique, la loi traditionnelle recommande la plus: grande sévérité, même quand 1l y a doute; aussi l’auteur du Rituel n’a-t-il pas craint d’écrire 17 chapitres relatifs au vin d’un païen, afin de s’exprimer aussi clairement que possible. V. $$ 123 et 124.

Est également défendu un vin païen mêlé avec un autre, ou un vin israélite ayant été en contact avec un vin qui a servi au culte païen. V. $$ 125 et 126. Puis sont examinées les questions suivantes : Si l’on peut ajouter foi à la déclaration d’un témoin disant que le vin d’une personne a servi au culte idolâtre. V. $ 127. Du cas où un païen séjourne dans un lieu où se trouve le vin d’un Israélite. V. $$ 128 et 129. Peut-on confier à un païen la mission de transporter le vin d’un Israélite d’une place à une autre ? Un Israélite peut-il prendre un païen comme aide dans la fabrication de son vin ? V. $$ 130 et 131. Est-il permis à un Israéhite d'accepter une indemnité d’un païen qui a rendu interdit, en le touchant, un vin israélite ? V. $$ 152 et 133. Mélange du vin permis et du vin défendu ; vases -qui ont contenu du vin païen. V. $$ 134 et 135. De lenvoi par un païen, d’un vase destiné à contenir du vin; du cas où l’on a versé du vin permis dans un : vase qui a contenu du vin défendu. V. $$ 136, 137 et 138.

Je l’ai déjà dit, et je le répète, le but de ma tra- -duction est de montrer à tous que les lois juives né sont

ni despotiques ni inquisitoriales ; qu’elles ne sont

autre chose que de sages prescriptions faites pour

assurer le bonheur matériel et moral de ceux qui les observent. (Deutéronome, 1V, 40.) « Garde ces statuts « et ces commandements que je te prescris aujourd’hui « afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après « toi ; afin que tu prolonges tes jours sur la terre que « le Seigneur ton Dieu te donne pour toujours. » Moïse nous ordonne de comprendre Dieu. V. même chapitre 35 : « Tu as besoin de connaître (ou de com- « prendre par toi-même) l'existence de Dieu.» Ikn’emploie même jamais le verbe croire, mais 371 connaître ou comprendre et pariois +25 se souvenir ou penser. J’ajouterai que toutes les lois relatives au vin destiné aux idoles ne sont plus applicables de nos jours et dans nos pays, où le paganisme a disparu. Toutes les religions des pays civilisés étant devenues monothéistes, ces lois n’ont d’autre intérêt que celui

- de lois périmées qui, en des temps antérieurs, furent,

à Juste titre, strictement observées,

D'ailleurs il faut remarquer que, même pour époque où le paganisme était à son apogée, l’auteur dit : «le « vin touché par mégarde par un païen qui ne pra- « tique pas le polythéisme est permis. » Si l’on me demande pourquoi cet auteur (le célèbre Rabbin Joseph Caro, qui vécut en Espagne de 1488 à 1579), en constituant le Rüuel d’äprès le Talmud, n’a pas mentionné que ces lois contre l’idolâtrie ne s’appliquaient pas à son époque, je répondrai : Caro ne pouvait pas songer que des esprits mauvais par système

eo

pourraient exiger une semblable déclaration. D’ailleurs les matériaux du Talmud de Babylone, dans | lequel Joseph Garo a puisé, sont antérieurs à lapparition du Christianisme. C’est ainsi que le Talmud rapporte le jugement porté par Hallel et Chamai sur Hérode. | | |

Bien d’autres lois ne sont plus applicables de nos jours, par exemple celles relatives aux prémices, à la greffe, à la primogéniture de l’homme, aux prémices du bétail, aux dimes, parce que nous ne sommes plus un peuple d'agriculteurs et que nous n’avons plus le Temple, ni les prêtres. Et cependant ces lois sont étudiées dans leurs moindres détails.

L’interdiction d’un vin touché par un païen, ou d’un vin permis qui a été en contact avec un vin défendu est traditionnelle et faite pour éviter entre les païens et les Israélites une intimité qui pourrait amener entre eux des mariages (défense biblique). Quant aux mariages mixtes de nos jours, je m’étomne que les parents non-juifs ne suivent pas la règle des Israélites et ne les interdisent pas. L’union de deux êtres est chose fort délicate et 1l y a toujours à craindre que des divergences dans la foi et dans la manière de vivre n’amènent la discorde entre les époux.

Le traité VIIT De P’Idolâtrie, étudie les questions ci-après : des objets servant au culte des idoles, à sonembellissement et à sesholocaustes ; des holocaustes ou des objets servant au culte de Pidolâtrie, qui ont été mêlés avec d’autres objets. V. $$ 139 et 140 ; de interdiction à un Israélite de tirer profit des images

INTROD U CTION 19

S'il est permis de construire une maison auprès d’un temple dédié aux idoles, et s’il est permis à un Israé- lite d'accepter l’argent provenant dela vente des idoles. V: $$ 143 et 144. S'il est permis de faire le commerce

servent d’idoles ou d’objets servant aux idoles et déformés par un païen, si un Israélite peut refuser, après paiement, une idole trouvée dans de la ferraille 4 achetée à un païen. V. $$ 145 et 146. Ce traité exa- 7% mine ensuite s’il est permis à un Israélite de jurer devant un faux dieu ou de faire prêter serment à un

païen devant son idole ; si l’Israélite peut accepter un cadeau envoyé par un païen au moment d’une fête païenne. V. 88 147 et 148. Si l’Israélite peut être en …. relations commerciales avec Pidolâtre, au moment où celui-ci se prépare à se rendre à une foire instituée en l’honneur de son faux dieu ; s’il est permis à un Israélite d’aller seul à cette foire, d’y faire des achats, de boire dans un bassin dont l’eau réfléchit l’image d’une idole. V. $$ 149 et 150. L’auteur répond enfin à ces questions : L’[sraélite peut-il vendre à un païen

un objet susceptible de servir au culte des faux dieux ? Peut-il s’attabler et manger avec un païen ? V. $$ 151 et 152. Peut-il laisser un animal dans une auberge païenne ou le faire garder par un berger idolâtre ? A-t-il le droit de prendre une sage-femme païenne. V. 88 153 et 154. De se faire soigner par un médecin païen, de se laisser couper les cheveux par un coiffeur - idolâtre. V. 155 et 156 ? Le chapitre 157 s'occupe de

d'objets fournis par la nature, et qui, par la suite,

TR bee pose Ê APE S <— PS ” IL JS * F2 #, 3 1 Tr) LES ; dr à nas ENT: e GE FREE A OR RN

220 | INTRODUCTION SEE Ke ; FRS la conduite à tenir par l’Israélite lorsqu'un païen veut 4 lui faire embrasser le culte idolâtre, ou lui ordonne de violer une personne ou de se livrer sur elle à des

outrages, en lui laissant le choix entre mourir ou. commettre ce crime." Le chapitre/158 traite si VIs-

raélite peut sauver un juif idolâtre de la mort.

OU

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