INTRODUCTION XIII
il réglemente d’une façon rigoureuse, mais sage, les
rapports entre époux ; il montre aussi l'étendue de la
science médicale à l’époque talmudique.
Les lois relatives à la menstruation sont de source biblique. Car on lit dans le Lévitique, XVIII, 19 : «HMS MN99 ADN NO ANNDU NTI2 UN ON». « Tu « n’approcheras pas d’une femme, au moment des « époques, pour découvrir sa nudité. » Le Pentateuque, dans ce chapitre consacré aux mœurs, se sert du mot 21 «approcher » (versets 6 et 19) pour exprimer les rapports sexuels ; 215 ayant également le sens d’ «amitié », l’auteur du Zoreh Déah oblige le mari à la plus grande circonspection durant l’indisposition de sa femme; selon lui, un témoignage amical, ou le simple voisinage, peut exciter la passion et faire commettre l'acte qu’interdit le Pentateuque. C'est là d’ailleurs le système général de la «haie » talmudique.
Tout le traité repose sur le mot 72 (niddah) qui lui donne son nom, et que je vais expliquer sommairement. 112 (niddah}) a un double sens, qui lui vient des deux verbes 57: (naddéh), éloigner, repousser, et 772 (na-
dôd), retirer, agiter. 19 L'idée d’élorgnement da à celle de la chose impure qu’on repousse, et c’est dans ce sens que Zacharie (XIII, 4) emploie le mot quand il dit € 17291 nn) » : pour le péché et pour la souilure (causés par l’idolâtrie, v. 2). 20 L’idée de retrait, d’agttation, s'applique aux époques de la femme pendant
. lesquelles le sang se retire de l’intérieur du corps, est
expulsé. De là 372 ñwx (ichäh niddah), constamment
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