‹ Rituel du Judaisme (volume 4)Chapitre 13 sur 33 · XIV. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV. INTRODUCTION

employé dans notre traité pour désigner la femme qu a ses règles.

Il en résulte que le mot niddah exprime à la fois une notion morale (celle d’impureté) et une notion physiologique (celle de menstruation) ; et c’est pourquoi nous l’avons traduit par cette expression complète : la pureté dans le mariage, qui forme le titre du dixième fascicule.

Moïse est également sévère dans ses prescriptions sur la menstruation et dans celles ayant trait aux accouchements (voir Lévitique, XIT, 2). L’inobservance des préceptes mosaïques peut entrainer de graves désordres, provoquer une phlegmasie, dangereuse pour le mari et nuisible à la conception. Ceux qui me verront ainsi défendre et honorer la science rituelle souriront sans doute de pitié, et pourtant cette science à existé. Nul plus que moi n’admire la science et l’habileté de nos modernes praticiens. Mais l’éclat des découvertes modernes ne doit pas nous faire oublier qu'à une époque reculée, la science médicale, quoique plus modeste, a déjà brillé, et l’on pourrait lui appliquer ce qu’'Aristote disait de la philosophie : « La science des temps futurs sera comme un homme qui serait monté sur nos épaules. » Les savants talmudistes, dans leur prodigieuse activité, travaillaient et enseignaient sans espoir de récompense matérielle ; 1ls se distinguaient particulièrement par leurs connaissances du droit et de la médecine. Ils recherchèrent dans la manière de vivre de leurs contemporains la cause des troubles pathologiques qu’ils avaient sous les yeux; de

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