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jours le lendemain, mais il n’en est pas de même si la tache a été relevée les derniers jours dela période et on peut alors l’imputer à une cause extérieure. Ce qui est dit au début de la glose ne s’applique que si la tache est plus grosse qu’un grain de blé ; mais si elle est plus petite et peut être imputable à un insecte, la femme ne doit pas recommencer à comp-
ter les sept jours ; il en est de même si la tache
trouvée provient d’une blessure ; dans ce dernier cas toutefois, il faut que la femme soit parfaitement sûre que la tache a pour cause cette blessure, pour avoir le droit de ne pas recommencer à compter ses sept Jours.
ART. 11. — Si, pendant qu’elle compte ses sept jours, une femme perd un germe, soit par exemple après le cinquième jour, elle ne peut finir de compter ses sept Jours, mais doit attendre trois Jours, comme lorsqu'il s’agit de la menstruation, puis
compter sept jours après ces trois jours écoulés.
Si, le lendemain d’un moment de vie intime, la femme a une perte, elle doit également compter trois jours, puis à nouveau sept jours, avant la purification, Par exemple, la moment de vie intime a eu lieu le samedi soir et la femme a eu une perte le lendemain, elle ne doit pas commencer à compter ses sept jours avant le jeudi suivant ; mais si, après
un moment de vie intime le samedi soir, elle a eu
une perte le mercredi suivant, elle peut commencer
à compter ses sept jours à partir du lendemain,
c’est-à-dire à partir du jeudi.
GLosE : Bien que d’après l’art. 11, en cas de perte le samedi soir ou dimanche matin, la femme ait le droit de commencer à compter ses sept jours le jeudi suivant, le jeudi faisant partie des sept jours, il faut, d’après certains docteurs, compter le jeudi dans les trois jours qui précèdent la semaine de purification, et ne commencer à compter les sept Jours que du vendredi. La femme ignore en effet si le moment de vie intime a eu lieu avant ou après le coucher du soleil ; or s’il a eu lieu après le coucher du soleil, il lui faut compter vingt-quatre heures de plus, et dans le doute, il vaut mieux adopter la règle la plus sévère. Il est des femmes qui, se montrant encore plus strictes, attendent sept jours avant de compter les sept jours qui précèdent la purification ; elles peuvent
agir ainsi, mais il vaut mieux, quand cela n’est pas nécessaire, ne pas contraindre la nature. Quand une femme a trouvé une tache sur elle, elle doit compter cinq jours avant les sept jours précédant la purification ; le jour où elle a vulatache compte dans les cinq jours.
ART. 12.— Siune femme s’est trompée en comptant ses sept jours, a fait son immersion au bout du sixième Jour, et a repris la vie intime, 1l lui faut attendre à nouveau ses soixante-douze heures et recommencer son immersion ensuite. Si elle a bien fait son immersion au bout du septième jour, mais non de la façon prescrite, et a repris la vie conjugale, elle n’a pas à attendre un certain laps de temps, comme dans le cas précédent, mais elle doit recommencer l'immersion.
ArT. 13. — Si, après la vie intime, la femme a eu une perte et si elle ne veut pas compter cinq Jours, mais commencer dès le lendemain à compter les sept jours qui précèdent la purification, elle peut le faire, à la condition d’essuyer parfaitement les parties d’où proviennent les pertes ou de les laver avec de l’eau chaude.
GLosE : D’aucuns disent : étant donné que de nos Jours nous ne sommes plus parfaitement aptes à faire les inspections, il faut, lorsqu'une femme
remarque une perte, qu'elle compte toujours cinq jours avant de compter les sept jours précédant la purification. Les personnes qui ne suivent pas cette prescription encourent la malédiction céleste.