MINISTRE DU CULTE ISRAËLITE A ORLÉANS
4 ORLEANS MICHAU er G*, IMPRIMEURS-ÉDITEURS
ist 9, RUE VIEILLE-POTERIE, 9
“ TROISIÈME TRAITÉ 4 le SECTION (*) : 112 nn 107
à DES MORCEAUX DE VIANDE PERCEVABLES PAR LES PRÈÊTRES
À La tribu de Lévi, uniquement consacrée au ser- | vice du culte et de la loi, fut exclue du partage des
terres et soumise à la rigueur de ce principe « que
CES: l'ordre des paragraphes (D%19')) et des articles (D121ÿ0) est resté invariablement le même dans toutes les éditions du ñÿ7 n°1, il n’en est pas ainsi du classement des paragraphes et de leur groupement en traités (n125). Ainsi, dans l'édition de Venise (1586), les $$S LXI-LXII forment la ca suite du traité de mp1 ; dans celle de Bäle (1599), ces 2 À mêmes $$ font déjà partie du traité suivant D 257 n120, classification évidemment moins rationnelle que la premiére ;
MCE INTRODUCTION
toute possession territoriale, tout héritage lui resterait interdit ». (Nombr., XX VIII, 20 et 24, et Deuter., XVII, 1). Loin cependant de laisser au ministre sacré le souci des moyens d'existence et la préoccupation de l'avenir matériel de ses enfants, la loi s’en chargeait elle-même, La tribu ayant été partagée en deux sections étroitement associées,
les prêtres (**) ou sacrificateurs (1172) et les lévites
(2") destinés aux fonctions secondaires, les membres de chacune de ces deux sections avaient droit à certaines rétributions accordées par la loi à titre
de dédommagements, telles que les dimes des
enfin, dans l'édition de Cracovie (1646), dans celle d'Amsterdam, de Lemberg, de Varsovie, de J'itomir et de Vilna, chacun de ces paragraphes forme un traité distinct: LXI, an nn 10907; LXIL nn po van n007; LXIL, nbn pyT 1 DSyniw w2. Il en est de même de beaucoup d'autres paragraphes. La division de la traduction française du Rituel en XXIT parties, d’étendues plus ou moins égales, m'oblige souvent de réunir en un seul volume plusieurs traités. Dans ce cas, je compte le volume entier pour un seul traité, en le subdivisant en autant de sections qu’il contient de petits ‘traités.
(**) Le Cohanat des Juifs n'avait que fort peu d’analogie avec le sacerdoce des religions anciennes ou modernes. Les différences de principes et de but qui les distinguent font rejeter en seconde ligne les diverses faces par lesquelles ils se rapprochent. Le mot %ñ2 correspond au Yoghi des brahmanes. À défaut d’un terme équivalent en français, je me sers du mot prêtre. :
LA à =.
mi.
D s e “2e me
; produits du territoire, les oblations et prémices des
fruits, certaines parties des animaux offerts en sacrifice, les produits des interdits (Nombr., X VIII, 14), les premiers-nés, le rachat du fils aîné (Exode, XXXIV, 19), le rachat du premier produit
de l’âne (ib., 20), les prémices de la tonte (Deuter.,
- XVIIL, 4), ainsi que l'épaule, les mâchoires et l’es-
tomac de tout animal saigné (ib., 3). Les rétributions dues aux prêtres sont au nombre de vingtquatre (Nnooïn traité nôn, section Il, et Talmud, traité M2D N2=, 110), dont dix ne sont percevables
que dans l'enceinte du Temple, quatre ne le sont
que dans la ville de Jérusalem, et dix seulement dans tous les pays (Talmud, traité no, 133).
Parmi ces dernières dix redevances, on compte
celle de l'épaule (31), des méchotres (a"n5) et de
la caillette (325) de tout animal saigné (Deuter., XVIII, 3), excepté des animaux sauvages et des volailles ($ 61, art. 19), Selon certains auteurs
cependant (rw au traité mon, 186°, s. v. 1NYON 273,
et moon, ibid.), cette rétribution n’est due qu’en
Palestine (art. 21).
La rétribution dont il est question dans le présent
traité étant la seule que l’Écriture (Deuter., ibid.)
désigne par le terme de droit des prêtres (eu
bn), le Talmud (traité porn, 134?) en déduit qu'elle à été accordée aux prêtres en récompense de l'œuvre méritoire accomplie par leur ancêtre Phineës en poignardant la Madianite (Nombr., XXV, 7-13). Aïnsi, l'épaule droite correspond au bras droit dont Phineës s'était servi pour saisir le poignard, les mâchoires correspondent aux lêvres remuées par Phineës dans sa prière à Dieu de
détourner sa colère du peuple d'Israël (Psaumes,
CV, 30), l'estomac, enfin, rappelle l'estomac percé |
par Phineës (‘**). (V. le commentaire de Samuel .
Edels au Talmud, 1. c.).
(*4*X) En Egypte, on offrait aux prêtres du dieu Osiris les
mâächoires des bêtes immolées (Plutarque, De Iside et Osiride, I, 9); au Pindänwähärya qu’on offrit dans le Sräddha (festin mensuel en l'honneur des Mânes), les brahmanes ajoutaient une caillette { Yadjour-Véda, IV, IIT, 23); enfin, le Chou-King (Tcheou-Chou, III, 11) raconte qu’à la cour de Vou-Vang, on offrit en sacrifice l’épaule des animaux. Le P. Gaubil traduit taï-pao avec grand morceau. Des raisons étymologiques me font croire qu'il s’agit de l'épaule : toi = grand, respectable, et pao — épaule ; pao signifie aussi soutien, protection, et correspond exactement au mot ST,
# pr jo
ee.