ACTE DEUXIÈME
ai la rate qui se décroche!... Ah ! vous êtes rigolos à Paris, veus n'engendrez pas la mélancolie, au moins! d'altières.
Mais, monsieur...
BARBEXTANE.
El autrement, si j'ai bien compris, madame serait la comtesse de Rivarez ?
d'altières.
Certainement !
BARBENTAXE, se tordant.
Tu couillonnes!... C'est la blague parisienne... Vous êtes un vieux farceur!
Les dames se lèvent.
d'altières.
Vieux farceur!... Dites donc, soyez convenalde.
IRMA
En etfet, ce monsieur n'est pas poli.
MADAME DUPONT
Il n'est certainement pas du midi I Chez nous on est mieux élevé.
BARBEXTAXE.
.Je vous demande pardon, mesdames, mais c'est si drôle !,..
M.\DAME DUPOXT.
Pous vous, peut-être.
IRMA
Mais pas pour nous.
d'altières.
Enlin, connaissez-vous ce monsieur ?
IRMA
Pas du tout !
94 RIVAREZ ET LOUPY
BAKBENTANE.
Alors, madame, vous venez d'épouser le comte de Rivarez, habitant ici ?
IRMA
Mais oui, monsieur.
d'alïières.
Vous devenez insolent avec vos doutes... puisque madame arrive de Salon avec son mari le comte de Rivarez et sa mère que voici.
BARBENTANE, gaffnant la droite.
Hé ! bé ! Elle est raide, celle-là, j'en arrive de Salon avec le comte !
d'altières.
Je ne sais pas d'où vous arrivez, mais tout ce que je puis vous dire, c'est que madame vient d'épouser mon neveu, à Salon !... Je n'ai pu assister à la noce, mais à peine débarqué, Maurice m'a présenté sa femme et sa belle-mére.
Maurice de Rivarez ?
d'altières. ,
Eh ! oui, Maurice de Rivarez !
BARBENTANE
Ce n'est pas possible.
d'altières.
Gomment, ce n'est pas possible ; je le connais mieux que vous, il m'a quitté il y a dix minutes à peine.
BARBENTANE
Si je n'avais pas la tète solide, je me croirais devenu fou !