SCÈNE IV
MARIE, puis BARBENTANE, puis IRMA.
On sonne.
MARIE
Il était temps, cela doit être Alfred.
Elle va ouvrir et revient avec Barbentane au premier ■plan à gauche.
BARBENTANE
Madame de Flavigny est-elle visible?
Si monsieur veut bien attendre un moment, je vais prévenir madame.
Elle sort au deuxième plan à gauche.
BARBENTANE, il a une volumineuse gerbe de fleurs.
Me voilà dans l'Eden!.. J'ai dit à ma femme que
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je déjeunais avec un client sur lu tour Eififel!.. Si elle
me voyait, la pauvre!.. (ll dépose son bouquet sur la table.) Mettons le bouquet bien en évidence ! Lilas et roses c'est toujours ce que je choisis !..
IRMA, au deuxième plan à gauche.
Bonjour, monsieur Barbentane.
BARBENTANE
Bonjour, idole de mon âme !.. Permettez-moi d'effleurer de mes lèvres cette mignonne main !
IRMA, prenant les fleurs de dessus la table.
Oh ! que c'est gentil !.. Moi qui aime tant les Heurs !
BARBENTANE
A côté de vous, elles sont bien pâles, elles n'ont ni votre éclat, ni votre parfum !
IRMA
Voulez- vous vous taire, grand bébé !
BARBENTANE, à part.
Bébé!.. Elle est ravissante !
Asseyez-vous un instant, j'ai fait prévenir maman que vous êtes arrivé et elle ne va pas tarder à nous rejoindre.
BARBENTANE, s'asseyant près rl'lrma sur le canapé.
Qu'elle ne se presse pas !.. je l'attendrais ici jusqu'à la fin du monde.
IRMA
Sans boire ni manger ;*
B.\RBENTANE.
Méchante!.. Vous vous moquez de moi.
IRMA
Je ne me permettrais pas, seulement, seulement.