ACTE TKOiSlÈME loo
VOUS exagérez tout, vous autres méridionaux, vou^ m'avez vue trois fois et vous êtes persuadé que vous m'aimez !
BARBEXTANEj se rapprochant.
Viédaze ! si je vous aime!
Il veut lui prendre la main.
IRMA
Faites attention, si maman entrait.
BARBENTANE
Hé! bé!.. Je ne crois pas faire aucun mal.
IRMA
Elle est si sévère, (indiquant la chaise'de l'autre côté de
la cheminée.) Tenez, asseyez- VOUS là, ce sera plus convenable !
BARBENTANE
Oh ! vous n'êtes pas gentille, j'étais si bien près de vous.
IRMA
Allons, soyez sage, vous comprenez qu'ici maman et mon frère peuvent entrer à chaque instant, il faut prendre de grandes précautions.
BARBENTANE
Monsieur votre frère va aussi déjeuner avec nous?
IRMA
Certainement. Où vouliez- vous qu'il mange, à l'office?
BARBENTANE
Non, je ne dis pas cela. Seulement, j'espérais vous causer un instant seul à seule et je vois que ce ne sera guère possible !.. J'ai tant de choses à vous dire, coquin de sort !
IRMA
Eh bien, je vous écoute.
134 RIVAREZ ET LOUPY
BARBENÏANE.
Ici, je n'ose pas... si votre frère arrivait... Soyez lionne.
Il veut lui prendre la main.
IKMA, se levant.
Encore!.. Vous n'êtes pas raisonnable!
BARBENTANE, le suivant.
Que voulez-vous, je me sens attiré vers vous par un aimant irrésistible!.. Je ne pense qu'à vous; je vous aime à en perdre le boire et le manger.
IRMA, s'asseyant à gauche.
Des enfantillages!.. Vous croyez m'aimer!.. Dans quelques jours, vous retournerez dans votre bonne petite ville de Salon et vous m'aurez vite oubliée.
BARBENTAXE.
Vous oublier!.. Viédazfi ! Ça me serait difficile !.. Votre image est gravée dans mon cœur !
IRMA
Toujours l'exagération méridionale !
BARBENTANE
Vous ne me croyez pas... que voulez-vous que je fasse pour vous le prouver?.. Demandez-moi les cho" ses les plus impossibles... Tenez, je me sens de force à aller chercher pour le mettre à vos pieds...
LE PERROQUET
Rivarezl Rivarez!
BARBENTANE
Oh ! non ! pas lui !
IRMA
Je pense bien !
BARBENTANE
Qui a appelé Rivarez?