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tliies, il reconnaît que le tiers a des excuses que la cour n'a pas : (( Le tiers état, dit-il en racontant les séances des 16 et 17 juin, avait fait des preuves de logique et des actes d'autorité; il eut bientôt besoin d'en faire de courage et de persévérance >> Ml devait encore écrire à quelques semaines delà : « Ceux qui ont jugé le plus sainement de l'esprit qui régnait alors dans la Chambre des Communes, conviennent unanimement que la majorité y était disposée à tout bien » ^ Si donc le jour où s'impriment les premières pages du premier Résumé le peuple prend la Bastille, si trois jours après, à l'Hôtel de Ville, le roi vient sanctionner sa défaite, si « le calice est bu, la révolution consommée ^ », c'est à la royauté que Rivarol s'en prend de l'anéantissement de la royauté. En paraissant confondre sa cause avec celle des privilégiés, elle a détourné sur elle l'orage qui grondait sur eux; elle s'est perdue.... Eh bien! il faut la sauver malgré elle, puisque la France ne peut se passer d'elle! Elle est aveugle? Il faut y voir pour elle, et endiguer la révolution afin de ne pas empêcher la réforme. Il faut relever, affermir le trône : à l'heure actuelle, « trois millions de paysans armés, d'un bout du royaume à l'autre, arrêtent les voyageurs, confrontent les signalements et ramènent les victimes à Paris : l'Hôtel de Ville ne peut les arracher aux fureurs des bourreaux patriotes * «. Il n'y a plus de chance de salut que dans la Constitution qui va être faite : « Les esprits modérés pensaient que, de ce jour même, l'Assemblée aurait dû tomber aux pieds d'un roi dont les mains étaient désarmées, et qu'elle aurait dû lui rendre en hommages apparents ce qu'il perdait en réalité, afin de lui concilier le respect; et surtout afin de contenir le peuple qui pouvait se porter aux extrémités, s'il s'apercevait trop