Id., 3" série, n
6. Id., 2« série, n» 10, Adresse à MM. les Impartiaur. Sur la tentative, d'ailleurs illusoire, des Impartiaux, voir les Mémoires de Malouet, qui était jeur chef.
en pleine Assemblée : « Messieurs, je ne veux point régner à ce prix : voilà ma couronne : osez vous en saisir et me nommer un successeur * ». Il le juge librement, sévèrement, ce roi « chasseur » ^ qui n'a jamais été « dans le secret de son ancienne existence », et dont le premier travail « fut une assez longue ordonnance sur les lapins, tout écrite de sa royale main.... Les députés à vendre seront et sont déjà les dupes des vertus domestiques du roi, de son économie surtout.... Il a marché vers les vingt-cinq millions de la liste civile, à travers les affronts et les outrages, avec toute la rectitude de l'instinct.... Si on le paie exactement, Louis XVI se croira le plus heureux des monarques; il sera le chanoine des rois ^ »
Mais quand on est M. de Rivarol, si inquiet et si fâché qu'on puisse être, on garde son incorrigible malice; le railleur prête sa très compromettante assistance au dialecticien, et en même temps que dans de beaux Résumés^ dans une sévère Réponse à l'Adresse de V Assemblée, on raconte, on juge la Révolution, on en écrit la parodie dans la marge du Journal, ou dans un Petit Dictionnaire des Grands Hommes, ou bien encore dans les Actes des Apôtres. Me voici parvenu, dans l'histoire de sa vie intellectuelle, à cet endroit, dirait Mme de Sévigné, que tout le monde évite, qui fait qu'on tire les rideaux, qu'on passe des éponges *.
4. Journal Politique National, 2" série, n<»14. La même idée reparaîtdans deux discours, insérés l'un au n° 14, l'autre au n° 15 de celte série, où Rivarol fait parler le roi comme il aurait voulu que celui-ci parlât le 4 février 1790 à l'Assemblée. Le discours inséré au n° 14 figure aussi dans le n" 34 des Actes des Apôtres, où il est attribué à Charles 1" d'Angleterre. Un troisième discours, qui remplit presque tout l'épilogue du tome II des Actes, semble écrit sous l'influence de Rivarol : « Si, semblable à un consul ou à un stathouder, je ne suis plus que l'exécuteur pur et simple de vos législatures, je saurai faire le sacrifice d'une couronne », etc. Il y a là vingttrois pages excellentes qui sont comme un sommaire de son Journal.