Lettre de Thauvenay, du 5 septembre
5. 11 comptait s'arrêter à Brunswick, s'il y trouvait bon accueil. Le duc de Brunswick l'a reçu « avec coquetterie, mais rien de plus » {Id., du 23 septembre).
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et de là pour Berlin, où il arrive du 20 au 23 du même mois *. De Berlin il écrit à ïhauvenay ; nouvelles défaites : « il gémit vaguement sur la censure » ^.. Cette fois Thauvenay perd confiance et patience : de vilains gros mots « hâbleurs! comédiens!» lui échappent, dans un rapport au comte d'Avaray, à l'adresse de M. des Entelles et de « son patron » qu'il a le tort de mettre sur le même pied ^. Je l'excuse. Il s'est épuisé en « assauts continuels » ; il a employé avec toute l'adresse qu'il croit avoir la louange, lagronderic, Finsinuation, jusqu'à la dernière de ses ressources oratoires; il a même un jour appelé le vicomte d'Argoult à son aide *. Que pouvait-il de plus? Il n'avait pas de « moyen coercitif » "\ Depuis six mois il endure le supplice de Tantale et soupire : « J'aurai une vraie jouissance le jour où je verrai sa paresse et les obstacles décidément surmontés » ^; depuis six mois il est là, haletant, partagé entre l'admiration et le dépit; il s'entend détailler et quasi réciter les uns après les autres les numéros d^un journal-fantôme qu'il ne peut ni lire ni toucher.... Au bout de six mois M. le Comte accouche d'un Prospectus \ et vite retourne à cette vie de société hors de laquelle la respiration lui manquerait.
1. Lettre de Thauvenay, du 30 septembre : « J'ai enfin reçu hier de M. de Rivarol une lettre datée de Berlin le 27 ».