‹ Robert d'EvreuxChapitre 9 sur 26 · ROBERT. ELISABETH · texte numérisé non relu

ROBERT. ELISABETH

A sa fureur jalouse, etc. , etc. Son âme parjure ,

etc. , etc. etc., etc.

( Elis.Tlirtli rentre (l.ais srs appaitcments )

- u - SCÈNE YII.

iNOTTIlV'GHAM , ROBERT {Robert est resté silencieux, les regards attachés à la terre. )

NOTTiNGHAM ( embrassant Robert ).

Robert!. ..

ROBERT ( avec embarras)»

Moi I dans ses bras I . . .

( 11 recule avec effroi. ) NOTTINGIIAM.

Quelle pâleur sur ton visage I...

ROBERT

Je tremble î ..

NOTTiNGHAM ( ai'cc inquiétude) .

I3ois-tu donc redouter le trépas ?...

ROBERT

La mort, bientôt, la mort doit être mon partage. Tout est fini pour moi; oui, j'ai lu dans ses yeux , Sa fureur menaçante.

NOTTINGHAM

Ah! que dis-tu, grands dieux!...

Mon cœur frémit, se glace d'épouvante I

Rien au trépas ne saurait me souslrairt Près d'une épouse qui t'est chère.

Donne une larme à ma misère !

NOTTINGHAM

HtMas I l'amour enoor augmente en ce momcnf Ma peine et ma soufFranec.

ROBEKT. ,

Qu'cntcnds-je ?. . . .

NOTTINGHAM

Ln horrible tourment, Robert, en ton absence, De celle que j'adore a flétri l'existence I

ROBERT ( à part ).

Elle aussi , malheiHeuse !

NOTTINGHAM

Hier, au déclin du jour, Désirant me soustraire aux ennuis de la cour, Je gagnai ma demeure , où je comptais surprendre Celle à qui j'ai voué mon amour le plus tendre : Je ni'approche ; ses yeux laissaient couler des pleurs. A cet aspect , Robert , tu conçois mes douleurs. Sara brodait une écharpe azurée ; Je l'entendis, d'une voix étouffée.

Invoquer le trépas.

Au loin portant mes pas , J'ai su cacher ma peine et mon délire : Toi seul, Robert, tu connais mon martvre î

Quelle douleur secrète a fait couler ses larmes ?

Pourquoi me finr sans cesse et cacher ses alarmes ? Hélas ! mon cœur fidèle , Ami , souffre comme elle , En vovant son malheur.

Parfois la jalousie a fait naître ma rage ;

Mais ma raison repousse un soupçon qui routraf>e.

Comment oser d'un crime accuser sa candeur?

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