ROBERT. ELISABETH
A sa fureur jalouse, etc. , etc. Son âme parjure ,
etc. , etc. etc., etc.
( Elis.Tlirtli rentre (l.ais srs appaitcments )
- u - SCÈNE YII.
iNOTTIlV'GHAM , ROBERT {Robert est resté silencieux, les regards attachés à la terre. )
NOTTiNGHAM ( embrassant Robert ).
Robert!. ..
ROBERT ( avec embarras)»
Moi I dans ses bras I . . .
( 11 recule avec effroi. ) NOTTINGIIAM.
Quelle pâleur sur ton visage I...
ROBERT
Je tremble î ..
NOTTiNGHAM ( ai'cc inquiétude) .
I3ois-tu donc redouter le trépas ?...
ROBERT
La mort, bientôt, la mort doit être mon partage. Tout est fini pour moi; oui, j'ai lu dans ses yeux , Sa fureur menaçante.
NOTTINGHAM
Ah! que dis-tu, grands dieux!...
Mon cœur frémit, se glace d'épouvante I
Rien au trépas ne saurait me souslrairt Près d'une épouse qui t'est chère.
Donne une larme à ma misère !
NOTTINGHAM
HtMas I l'amour enoor augmente en ce momcnf Ma peine et ma soufFranec.
ROBEKT. ,
Qu'cntcnds-je ?. . . .
NOTTINGHAM
Ln horrible tourment, Robert, en ton absence, De celle que j'adore a flétri l'existence I
ROBERT ( à part ).
Elle aussi , malheiHeuse !
NOTTINGHAM
Hier, au déclin du jour, Désirant me soustraire aux ennuis de la cour, Je gagnai ma demeure , où je comptais surprendre Celle à qui j'ai voué mon amour le plus tendre : Je ni'approche ; ses yeux laissaient couler des pleurs. A cet aspect , Robert , tu conçois mes douleurs. Sara brodait une écharpe azurée ; Je l'entendis, d'une voix étouffée.
Invoquer le trépas.
Au loin portant mes pas , J'ai su cacher ma peine et mon délire : Toi seul, Robert, tu connais mon martvre î
Quelle douleur secrète a fait couler ses larmes ?
Pourquoi me finr sans cesse et cacher ses alarmes ? Hélas ! mon cœur fidèle , Ami , souffre comme elle , En vovant son malheur.
Parfois la jalousie a fait naître ma rage ;
Mais ma raison repousse un soupçon qui routraf>e.
Comment oser d'un crime accuser sa candeur?