I. Que voyons-nous au loin ? l'aube comme une fleur
éclose à l'orient, ou mai aux clairs joyaux
' 149, An Epithalamie to Sir Thomas Southvvell and his Ladie. - 314, The Entertainment : or, Porch-versc, at the Marriage of Mr. Hcn. Northiy, and the most witty Mrs. Lettice Yard.
^619, A Nuptiall V^erse to Mistresse Elizabeth Lco, now Lady Tracic.
l8o ROBERT HERRICK
sortant de l'avril, ou quelque nouvelle étoile splendide avançant vers nous, montant vers le ciel, pour ajouter un astre illustre à la Pléiade ?
Regardez, ne voyons-nous point là-bas venir quelque déesse ennuagée de gaze, ou serait-ce pas Vénus émergeant de l'onde marine ?
2. La voici, la voici, ou quelque plus divine essence radieuse ; elle vient du tombeau
des saints bienheureux ; voyez, elle avance foulant sous ses pieds ambre et vermillon ; elle jette dans l'air embrasé de doux parfums de Paradis ;
venez donc, venez, et nous apportez la senteur qu'on respire auprès des champs bénis lorsque la rosée a lavé dès l'aube les épis d'or.
3. Voyez-la s'approcher, sentez, tout le chemin embaume la grenade et la vigne, ô douceur !
Chaque pierre est comme un autel ardent d'où s'exhalent des fumées de cinname ; le nid du phénix tout construit de senteurs se consume en son sein.
Qui donc ne voudrait y brûler son âme, et la réduire en cendre en ce riche parfum ? rendant grâce au sort tandis qu'il s'écroule sur le bûcher...