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riiitérieurdii château, qui se trouva enûa tout entier eu leur pouvoir.
Il y avait la un homuie qui écoutait tous ces bruits d'armures, qui contemplait ce gigantesque embrasement et ces combats sanglants d'un air stupéfait et comme étourdi de tout ce qui se passait devant ses yeux. Celait Frantz, l'Allemand, qui était apparu à Raoul a la Roche-Sanglante, et qui venait de s'asseoir a sa table comme un fantôme. Après être demeuré longtemps ainsi, immobile et silencieux à la même place, il s'écria tout à coup avec un geste désespéré :
— Grand Dieu ! mais elle est la, dans ce château enveloppé par les flammes, en-
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vahi par des soldats lurieux. Ah ! comment la trouver, comment la sauver. Seigneur!
Il se mit a marcher au hasard devant lui, et, de salle en salle, de galerie en galerie, il arriva a une espèce de plateforme qui dominait le château de toutes parts et d'où il pouvait embrasser dans tout son ensemble le tableau magnifique et terrible dont il n'avait vu jusque-là qu'une partie. Alors il vit les grands pins embrasés chanceler sur leur base, se balancer quelques instants dans l'espace, puis tomber Tun sur l'autre comme des Titans vaincus par ([uehiue dieu invisible.
11 vit, rouges et flamboyants a l'œil comme IV di
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des salamandres, les routiers s'accrocher aux saillies de la roche, grimper aux murailles avec l'agilité des reptiles, puis s'élancer en bondissant sur les créneaux et se ruer, la dague au poing, sur les hommes d'armes de Fenestrange qui fuyaient presque tous effrayés de l'audace et de la férocité de leurs ennemis.
C'était un tableau dont l'horreur avait quelque chose de merveilleux et que cora-s plélait, sans le savoir, le jeune Allemand , avec sa belle tête pale et sérieuse, ses beaux cheveux épais, sa ^physionomie étonnée, son regard rêveur et réfléchi.
Tout à coup, k dix pas au-dessous de la plate-forme d'où il contemplait, impas-
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sible et rêveur, toutes ces scèues de carnage, il cruteuleuilrc uu cri perçant, [)uis aussitôt ces mots jetés par une voi>v de femme :
— Lui! Seigneur, mon Dieu! c'est lui!
Il abaissa les regards de ce côté et, a la clarté de l'incendie, il aperçut un cheval noir emportant au galop un homme, qu'il reconnut pour Raoul, et dans les bras de celui-ci une femme dont l'aspect le fit tressaillir.
— Diane! Diane ! c'est elle! s'écria-t-il en se penchant en avant comme s'il eût voulu franchir l'espace qui le séparait de cette femme.
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Puis reprenant tout a coup son empire sur lui-même:
— Oli ! un cheval! s'écria- t-il, un cheval!
Il se retourna et voulut s'élancer d'un bond dans l'escalier étroit qui conduisait au pont-levis, mais au même instant il se vil entouré par une centaine d'hommes qui, tout déchirés et tout sanglants, lui barraient le passage et criaient avec une expression de joie et d'affection sauvage:
— Le voilk ! le voilb ! Vive notre capitaine!
Le jeune homme jeta des regards étonnés autour de lui et fut quelque temps
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avant de s'apercevoir que c'était lui qui
était le but de ces regards et de ces cris
d'enthousiasme.
Pendant ce temps, sept a huit routiers retardataires, parmi lesquels on pouvait remarquer Clochepain, venaient rejoindre leurs camarades.
Arrivés a la plate-forme, ils se regardèrent l'un et l'autre d'un air stupéfait , en entendant les cris de : Vive le capitaine.
Puis a Taspect du jeune homme auquel s'adressaient ces témoignagnes d'amilié etdedévoûmcnl, ils se mirent a pâlir tous et a trembler avec une telle force, que plusieurs de leurs camarades s'en apcr-
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curent et leur en demandèrent la cause.
— Guiscaid, répondit l'un d'eux à l'ancien auberi^iste qui les questionnait, celui que tu vois Ta, tu crois que c'est le capitaine, n'est-ce pas?
— C'est facile à voir, dit Guiscard.
— Eh bien, pas du tout !
— Gomment tu prétends me faire croire...
— Tais-toi ; le capitaine a été tué celte nuit par son frère messire Raoul a la Roche-Sanglante; Clochepain l'a vu, et ça... c'est son ombre!
Guiscard se mit a trembler comme les autres ; la terrible nouvelle vola de bouche en bouche, et au bout d'un instant, le
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quart de la lron{)C étail immobile , murl , tout pale et tout tremblant, tandis que les autres fêlaient a qui mieux mieu\, le retour de celui qu'ils nommaient leur capitaine.
Quaut à Frantz, revenu de Tétourdissement oii Tavait jeté d abord celte scène étrange, il regardait tous ces hommes avec assurance, se montrait touché de leurs transports et paraissait réfléchir profondément.