MAXIMUM ET LES SUBSISTANCES
vention du Comité de salut public '; ceux des districts de Commercy, de Gondrecourt * et de Tonnerre \ Commercy et Gondrecourt refusaient de livrer les réquisitions nécessaires à Papprovisionnement de Metz. R. Lindet fit signer. un mandat d'arrêt contre les agents nationaux de ces districts* Tonnerre n'avait pas exécuté la réquisition de 3o,ooo quintaux de grains accordée au département d'Auxerre : l'arrêté du 3 avril du Comité de salut public destitua les administrateurs de ce district et les mit en état d'arrestation .
Le département des Ardennes avait réclamé avec aigreur et poussé des cris de détresse, soutenant qu'il manquait de subsistances. Par son arrêté du 17 frimaire, le Comité de salut public rejeta sa réclamation, établit qu'il y avait pour trois mois de subsistances dans ce département, que, de plus, il bénéficiait d'une réquisition de 45,000 quintaux à prendre sur les départements de l'Aube et de la Marne. Un considérant de l'arrêté fait remarquer que l'on nuit autant à la tranquillité publique par des plaintes exagérées, et en dissimulaht les ressources locales, qu'en négligeant de dénoncer des délits réels ou des fautes d'administrateurs ♦.
La lenteur des transports paralysait encore l'approvisionnement des districts éloignés du pays de production des denrées* Les départements voisins des Pyrénées ne pouvaient attendre que les blés de Normandie ou de la Beauce leur parvinssent. Le ravitaillement se fit alors de proche en proche, et sans dommage pour les intéressés, grâce à une sage mesure inspirée par R. Lindet. « Je crus qu'il était injuste d'obliger un district à livrer une partie des grains nécessaire à la consommation et de le charger des frais de transport des grains qu'il serait obligé d'acheter ailleurs pour remplacer la quantité qu'il avait fournie, je soumis au Comité un projet de décret tendant à charger la République de tous les frais de transport au-delà de la dis-