‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 108 sur 201 · Id., p · texte numérisé non relu

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3. Cf. Discours de Legendre après le rapport de Barère (22 février-4 ventôse). Ayant le soulèvement de la Vendée, 600 bœufs venaient chaque semaine à Paris, depuis Pâques jusqu'à la Saint-Jean. Hist, pari,, XXXII, 10.

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à Paris, comme elle en était chargée pour les armées '. On accorda 75 bœufs à Paris par jour, 400 quintaux de porc salé, 5o quintaux de poisson salé ou sec, et 400 quintaux de beurre, et une quantité suffisante de veaux et moutons.

Isoré voulut bien se charger de faire exécuter le plan d'approvisionnement arrêté par Lindet au sein de la Commission des subsistances. Les réquisitions furent exécutées, les arrivages accélérés, et le service ne subit ni retardement, ni interruption. Plus tard, grâce à ces mesures sévères , on put porter à 1 10 bœufs par jour la consommation de Paris '. Les bouchers, restaurateurs, charcutiers ne purent s'approvisionner de bœufs, veaux et moutons dans aucun marché soit à Paris, soit ailleurs. Seule, la commune avait le droit de fournir '.

En outre du service des subsistances pour Paris, la France entière, les armées, la Commission avait aussi la charge de l'approvisionnement, soit en pain, soit en biscuit, des ports, arsenaux et flottes de la marine ^.

Quelques districts essayèrent bien de résister aux réquisitions ou d'opposer une force d'inertie obstinée : tels furent les administrateurs de Sens, dont la mauvaise volonté nécessita Tinter-

1 . Cf. arrêté du Comité de S. P. — Âulard, Recueil, XI, 4, 219, 33i . Discours du 2 germinal, p. 87.

2. Voir le rapport d'Isoré lu à la séance de la Convention du 3 floréal, présidence de R. Lindet. Moniteur, XX, 286.

Un arrêté du 21 pluviôse an II (9 février 1794) avait décidé que Tadministration des subsistances militaires porterait à 3,ooo le nombre des bœufi qu'elle était chargée d'entretenir dans les dépôts de Melun, Neuilly etChoisysur*Seine, pour assurer l'approvisionnement de Paris (Aulard, Recueil, XI, 4}. Un second, du 29 pluviôse, proroge jusqu'au i** germinal le délai pour l'approvisionnement de Paris qui avait été fixé au i*' mars par la loi du 19 vendémiaire : il est aussi de la main de R. Lindet (XI, 219). Le 4 ventôse (XI, 33 1) R. Lindet assure Tachât des légumes secs et du poisson salé pour Paris. Enfin, le 8 germinal (28 mars 1794), un arrêté de la main de R. Lindet organise définitivement l'approvisionnement de Paris (XII, 232), en obligeant l'administration des subsistances militaires à créer des entrepôts ou magasins qui contiendront 1 2,000 quintaux de porc salé, 1 5,ooo quintaux de poisson salé, 6,000 quintaux de beurre en motte... La distribution devait en être faite avec la plus grande économie et ne pouvait dépasser par jour 400 quintaux de porc salé, 5o quintaux de poisson salé, sec ou fumé, 400 quintaux de beurre. — Les subsistances militaires devaient entretenir continuellement 2,25o bœufs dont yb étaient destinés chaque jour à l'approvisionnement de Paris.

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