ORGANISATION DES TRANSPORTS
d*inteliigence que d'activité '. Cela me donna lieu de fixer Tattention du Comité sur les transports qui allaient devenir une partie essentielle du gouvernement Il fallait assurer le service de Tartillerie, des équipages, des
convois, des hôpitaux pour douze cent mille hommes divisés en onze armées. Il fallait pourvoir à la circulation et au transport dans Tintérieur pour les usines, les ateliers d'artillerie et de fabrication d*armes, le service, les constructions de la marine, la fabrication, la distribution des effets d'habillement et de campement, pour le versement et la distribution des subsistances soit pour les armées de terre et de mer, soit pour les communes.
Pour remplir un programme aussi vaste, il fallait que tous les moyens^ que tous les instruments soient dans une activité continuelle, qu'ils passassent d'un service à Tautre; il fallait que tous les services se secourussent, se secondassent, ne connussent aucune ligne de démarcation qui laissât les uns dans l'inaction, tandis que d'autres n'auraient pu suffire aux besoins, il fallait les réunir sous la même direction et la même autorité.
Le II février 1794(23 pluviôse), un arrêté du Comité avait décidé, qu^indépendamment de la Commission des subsistances et approvisionnements, de celle des armes et poudres et de celle de l'envoi des lois, seraient créées les commissions suivantes : I* celle de Thabillement et de l'équipement; — 2® des charrois, convois et relais militaires ; — 3^ des secours publics et des hospices civils et militaires ; — 40 de l'éducation et de l'instruction publiques, et que les deux commissions de l'habillement et de l'équipement, des charrois, convois et relais militaires seraient organisées sans délai comme les plus urgentes '. Ces commissions furent dirigées et présidées par R. Lindet. Le 16 ventôse (6 mars), la Convention rendait un décret pour établir cette Commission de transports, et le 25 (i5 mars) le Comité de salut public prenait un arrêté, — écrit en entier de la main de Lindet, — ordonnant que, vu l'insuffisance du nombre de huit administrateurs dans la Commission des transports, il serait créé onze divisions pour partager le service ' et