‹ Robert Lindet, député à l'Assemblée législative et à la Convention, membre du Comité de salut public, ministre des financesChapitre 114 sur 201 · Recueil des actes du Comité de salut public, XI · texte numérisé non relu

Recueil des actes du Comité de salut public, XI

3. Id,y XI, 713. — Onze divisions : i* armée du Nord et; celle des Ârdennes; 2* armée du Rhin et celle de la Moselle ; 3* armée du Var et celle des Alpes ; 40 armée des Pyrénées orientales et occidentales ; 5* armées de l'intérieur, des côtes de la Rochelle, de Brest et de la Manche; 6* surveillance des dépôts dans l'intérieur, infirmeries, service de la comptabilité de Paris; 7® achats de chevaux, mulets, draps, toiles, coutils, grains, fers, matières et approvisionnements pour le service ; 8" confection de voitures, caisses, forges et harnais ; 9* transports et convois dans Tintérieur jusqu'à destination et transports par canaux et rivières; io« comptabilité de toutes les

222 ROBERT LINOET [^794]

fixait le nombre des employés dans chaque division. Le 1 7 mars, les administrateurs étaient nommés au complet dans la Commission '. Le 20 mars, un arrêté écrit par Lindet réglementait les heures de bureau des employés de cette Commission, un autre arrêté du 22 (2 germinal) assurait le service des agents de réquisition. Enfin, le 24, par un autre arrêté, le Comité installait la Commission des transports militaires, rue du Montholon, 44, dans la maison de la citoyenne Duplessis émigrée.

L'intérêt suprême de la défense nationale exigeait, en effet, le rapide approvisionnement de l'armée du Nord. Le 24 mars (4 germinal), sur la demande de la Commission des transports militaires et le rapport de Lindet, le Comité de salut public, vu la suppression des régies et administrations supprimées, autorise la Commission à traiter de gré à gré, pour trois mois, à titre de loyer de 4,000 voitures à compter du i«' floréal, et pour le cas où elle ne trouverait pas à Tamiable les chevaux et voitures nécessaires, elle demeurait autorisée à avoir recours aux réquisitions et à les étendre aux départements de l'Oise, Seine-et- Oise, Seine-et-Marne, Eure-et-Loir, Eure, Aube, Seine-Inférieure, Loiret, Yonne, Côte-d'Or, Nièvre, Cher et Indre. Les marchés amiables n'ayant pu réussir à fournir le nécessaire, des réquisitions furent effectuées, notamment en Normandie pour les chevaux et voitures ; et ces voitures transportèrent à Amiens et à Arras les grains et fourrages destinés au ravitaillement de Maubeuge. Cette ville devait être, suivant l'arrêté du Comité du i^^ mars, approvisionnée de 40,000 sacs de farine. Dès le 6 mars, Lindet, par un arrêté écrit de sa main, chargeait l'administration militaire, d'approvisionner les places du Nord et notamment Maubeuge \

Lindet fit aussi décider et exécuter la construction de 12,000 caissons et de 12,000 attelages. Un décret du 9 prairial an II assura la remonte de la cavalerie, en ordonnant la levée sur le territoire du vingt-cinquième des chevaux et du douzième des mulets. La levée s'en fit par les municipalités des chefslieux de canton, accompagnées de commissaires choisis par les

parties; 11* sera le poste d'un administrateur chargé d'6tre présent journellement à l'administration pour receroir les ordres, les transmettre, répondre au public, etc.

Page 1